

Comme à son habitude, l'automne avance en douceur, laissant ainsi au blé noir le temps de profiter des belles journées de septembre pour mûrir.
Le sol maigre de la lande accentue forcément la sécheresse de l'été.
Dès septembre, entrainés par les bouleaux, les feuillages retrouvent chaque jour un peu plus la couleur jaune. La bruyère, comme brûlée, devient rousse. L'ajonc, grâce à ses jeunes pousses de l'année, demeure vert gris. Quelques nouvelles fleurs apparaissent.
Les prairies, avec la fraîcheur des nuits retrouvée, en profitent pour verdir comme au printemps. Sans les fleurs cependant.
A côté du blé noir, une parcelle de rutabagas jaunit à son tour à l'approche de sa récolte.
La fraîcheur et l'humidité ont naturellement invité nos coupeurs de lande à reprendre leurs outils. Tout l'été, les fagots d'ajonc ont perdu leur humidité et c'est donc le moment de les rapprocher des villages. Sur les talus, les noisetiers vont abandonner progressivement leurs feuilles. Les saules devenus gris zinc avec l'été vont en faire autant. L'automne s'installe.







