LES PRAIRIES NATURELLES

L'automne

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Huile sur toile
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395
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50 x 60
CM
Mi-octobre
Mi-octobre

L’été s’achève. L’automne avance sur « la pointe des pieds ». Les deux saisons se chevauchent. La zone cultivée, la lande, la prairie, les friches, chacune à sa façon cherche à profiter à la fois du soleil tiède et de la fraicheur des nuits. Dans les parcelles cultivées, alors que la moisson est terminée, les chaumes sont en fleurs : pensées sauvages, camomilles et ravenelles sont en fête. Dans la lande, la bruyère a perdu son rouge carmin de l’été. Le coupeur d’ajonc est de retour, profitant de la brume du matin, il peut sous son sabot enrouler les mottes de litière. Une parcelle de blé noir profite du soleil de l’après-midi pour finir de murir. La prairie, après avoir donné son foin offre aux vaches son herbe. Le lavoir encore tiède, offre aux femmes le temps d’une dernière grande lessive. C’est l’été indien. Place à l’automne.

Huile sur toile
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340
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50 x 60
CM
La « bouillenne » en novembre
La « bouillenne » en novembre
La « bouillenne » en novembre

Loin des villages, quatre prairies sont adossées à un versant boisé.Au premier plan, une zone humide dite en breton « Er Vouilhen » ou encore « er youdig » (la bouillie).Le terme français de bourbier ne traduit pas correctement cet écosystème composé d'une succession de monticules mouvants avec en leur centre une petite fontaine d'eau boueuse.Un matelas de mousse rose / violacée recouvre le tout laissant peu de place à de l'herbe.Ici ou là, quelques touffes de jonc.Les vaches évitaient ces ventres mous, leurs jambes pouvant s'y enfoncer.A l'inverse, pour les enfants, à la fois intrigués et attirés par cette « bouillie » nous cherchions avec de longs bâtons à sonder les puits sensés conduite à l'enfer !En bordure de ce marais, un vieux bouleau aux racines affleurantes faisait office de mirador.Dès qu'une vache manquait à l'appel, il nous fallait au plus vite atteindre sa cime et ainsi localiser l'animal égaré dans le taillis proche.Dans les prairies, c'est le moment de faire les fagots, tailler les haies de saule et restaurer les rigoles irrigant les zones humides.

Huile sur toile
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386
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60 x 50
CM
Prairies humides de novembre
Prairies humides de novembre
Prairies humides de novembre

L’automne s’achève. La sève est descendue. Les pluies de novembre vont finir d’effacer le travail de l’été. Il faut se dépêcher de restaurer les petits ruisseaux piétinés par le bétail durant l’été. Sur les talus bordant les prairies, les petits chênes maigres abandonnent petit à petit leur feuillage desséché. C’est le moment de couper les ronces et fougères que l’on assemblera avec les feuilles poussées par le vent et que les balais d’aubépine ramèneront vers les talus. Avec les gelées blanches de décembre et janvier, les charrettes pourront approcher ce lieu et enlever la litière qui sera ainsi approchée des étables du village. Un toilettage du lavoir, lui permettra à son tour de plonger dans son sommeil hivernal.

Huile sur toile
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378
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60 x 50
CM
Le toilettage du talus
Le toilettage du talus
Le toilettage du talus

Loin du village, ici, le taillis de bouleaux rencontre la prairie. Un talus bas peuplé de chênes « têtard » assure leur jonction, alors que des saules soulignent l’humidité du lieu. Les arbres ont abandonné leurs feuilles tombées au sol. Le moment est venu de faire le toilettage et de récolter la litière. La faucille se chargera des fougères flétries. Le balai d’aubépine regroupera les feuilles que le vent aura dispersées sur la prairie. Le râteau rassemblera le tout. Enfin, le tombereau se chargera de rapprocher cette litière des étables. Désormais le printemps pourra s’installer. Le coucou le premier arrivera avec ses orchidées. Le corbeau suivra pour semer ses jacinthes à l’ombre des bouleaux. Enfin la tourterelle pourra arriver d’Afrique, occuper les saules, pondre ses œufs tout en regardant ses cardamines avant l’arrivée de la faucheuse.P.S. En ces lieux silencieux, éloignés des villages, la tradition associait le coucou, le corbeau, et la tourterelle à une fleur qui leur tenait compagnie durant la couvaison.

Huile sur toile
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339
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60 x 50
CM
L'automne dans les prairies
L'automne dans les prairies
L'automne dans les prairies

Novembre est là.Les prairies font la « pause – hiver »Les troupeaux ont cessé de les pâturer.Les arbres ont abandonné le plus gros des feuilles.Le moment est venu de les remettre en état.Le talus qui sépare les deux versants a donné ses cèpes ; désormais il faut couper les fougères et ronces qui rejoindront les feuilles pour faire de la litière.Les ruisseaux assurant l'irrigation ont été effacés par le passage du bétail aussi il faut les restaurer.Dans la lande voisine, le coupeur d'ajonc est au travail.Dans le bois, les châtaignes tombées au sol doivent être ramassées.Parmi les bouleaux ; fougères, bruyère et feuilles seront regroupées dans un tas en attendant le passage de la charrette qui les approchera des étables.L'hiver est proche.

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