LES CHAMPS ET PARCELLES CULTIVEES

L'été

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Les grands travaux de l'été
Les grands travaux de l'été

Une période vitale qui se devait de remplir les greniers

- le foin pour le cheval et les vaches

- les céréales seigle et froment pour les familles, suivies du blé noir (bouillies – crêpes – pain)

- l'avoine pour le cheval

Pommes, navets, pommes de terre, betteraves et choux venaient à maturité dans cette période de juillet – août – septembre.

Les journées coïncidaient avec le lever et le coucher de soleil.

Plus le soleil était présent plus il était nécessaire de l'accompagner dans les champs.

A la mi-août une pause était placée entre moisson blanche et moisson noire (Gouil maria – Kreiz est)

Si le grain était dans le grenier, la pause devenait une grande fête avec le pardon du 15 août.

Que l'on soit dans la chapelle ou à l'extérieur il fallait être là pour remercier Dieu d'avoir contribué aux récoltes.

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Le dernier coup de faucheuse
Huile sur toile
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60 x 50
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Le dernier coup de faucheuse
Le dernier coup de faucheuse
Le dernier coup de faucheuse

Il était courant qu'un champ de seigle abrite une nichée de lièvres.

Le bruit de la faucheuse, la présence des gens placés tout autour de la parcelle faisaient que la famille demeurait encerclée jusqu'à l'ultime coup de faucheuse.A cet instant précis, chacun faisait son possible pour assommer le lièvre.

Ce n'était pas chose facile !

Nos chiens à vaches n'étaient pas toujours plus heureux.

Et pourtant, nous étions rapidement consolés puisque le travail venait de s'achever.

Les enfants âgés de dix ans fournissaient un travail effectif.

En effet, il y avait toujours un côté de la parcelle où la paille était moins haute, ce qui donnait des gerbes plus petites.

La moisson à la faucheuse
Huile sur toile
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50 x 60
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La moisson à la faucheuse
La moisson à la faucheuse
La moisson à la faucheuse

Mi-juillet la moisson blanche est lancée. Le seigle précède l’avoine alors que le blé fermera la marche. Si la lame de la faucheuse peinait pour la coupe du foin encore vert, la paille, sèche sur pied ne posera aucun problème et les chevaux apprécieront. Deux chevaux constitueront l’attelage. Dans les brancards, un cheval expérimenté qui saura conduire les manœuvres pour contourner les pommiers et assurer le demi-tour. Sur le siège de droite, mon père calibre les futures gerbes à l’aide d’un long bâton. Il lâchera la pédale dès que la gerbe aura atteint le volume nécessaire. Sur le second siège un enfant tient les guides que son père saisira à l’approche des manœuvres. Pour l’enfant il s’agit d’un jeu, mais aussi d’une responsabilité car il doit être attentif et ainsi anticiper le moment ou son père saisira les guides.

La pause repas (durant la moisson)
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La pause repas (durant la moisson)
La pause repas (durant la moisson)
La pause repas (durant la moisson)

Nous sommes dans une parcelle éloignée des habitations. Le temps est beau et il n'est pas nécessaire de regagner le village pour remettre les estomacs en place. À l'ombre d'un pommier, pain, lard et cidre seront posés sur une pièce de toile -un pique-nique en sorte! Dans cette période, la journée est longue. Les gerbes doivent être travaillées tant que la rosée ne menace pas, ceci souvent après 21 heures. Aussi, l'après-midi doit être coupée par une collation vers les 17 heures. Cette pause d'une demi-heure était appréciée de tous, en dehors de manger une tartine et de boire un peu de cidre frais. Un peu de conversation donnait du courage, tandis que les muscles se reposaient.

La moisson de seigle
Huile sur toile
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60 x 50
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La moisson de seigle
La moisson de seigle
La moisson de seigle

Le foin est à peine à l'abri que le seigle est déjà mur.Le travail à la faucheuse était moins pénible car la paille sèche se laisse couper plus facilement que le foin.Mon père profitait de l'occasion pour associer un cheval expérimenté à un débutant placé en parallèle. Ce dernier se contentait de tirer alors que le premier placé entre les brancards conduisait la faucheuse.Un panier métallique placé sur la tête des chevaux privait ces derniers de la tentation de manger les épis.La faucheuse laissait derrière sa lame des petits tas qui donneront les gerbes.Quatre à cinq personnes réparties autour de la parcelle dégageaient ces tas afin de libérer le prochain passage de l'attelage.Dans la lande voisine deux parcelles de blé noir sont en fleur. C'est mi-juillet et la bruyère est toujours en pleine floraison également.A noter les chemins creux réservés au passage du bétail d'un côté il est bordé d'un talus et de l'autre d'une haie d'aubépine noire.

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Les sardines arrivent
Huile sur toile
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60 x 50
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Les sardines arrivent
Les sardines arrivent
Les sardines arrivent

Nous sommes en juillet. La moisson bat son plein, le seigle est déjà en meule dans l'aire à battre.Les journées sont si longues qu'il est naturel de faire une pause autour de 17 heures, le temps de traire les vaches, alimenter les pors de faire une petite collation.Les sardines fraîches grillées étaient appréciées, mais hélas les arrivages étaient aléatoires.La poissonnière une veille dame s'était le matin approvisionnée à la criée de Lorient, pris l'autocar qui la conduisait dans un hameau où sa petite charrette (un vieux landau) attendait.C'était le point de départ de sa petite tournée.A l'ombre des pommiers, nous devions attendre parfois des heures, et dès qu'elle avait lâché son cri dans le village précédent nous pouvions alors prévenir nos parents que les sardines étaient sur le point d'arriver.Nous l'accompagnions jusqu'à nos maisons tout en l'aidant à pousser ce petit chargement.Les sardines étaient recouvertes de branches de châtaigner tandis qu'un nuage de mouches accompagnait le tout.Nous appelions "marie sale" cette pauvre poissonnière qui nous rendait bien service.

La mise en meule
Huile sur toile
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50 x 60
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La mise en meule
La mise en meule
La mise en meule

En fin de moisson, cette mise en meule avait lieu après la mise en gerbe. Elle permettait d'attendre une belle journée pour le battage.

Il fallait d'abord s'assurer que les herbes coupées avec le seigle ou le blé étaient bien sèches. Dans le cas contraire, la meule fumerait le matin.

Tous les cultivateurs n'étaient pas capables de monter convenablement une meule - un sur trois, à peine ! Et chacun avait une façon personnelle de la faire. C'était une signature, qui la distinguait des autres.

Le seigle, à la paille longue, se prêtait bien à cette mise en tas. L'avoine était la bête noire, car elle glissait et il fallait souvent consolider la meule avec des pieux.

La mise en gerbe du seigle
Huile sur toile
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60 x 50
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La mise en gerbe du seigle
La mise en gerbe du seigle
La mise en gerbe du seigle

Le seigle après la coupe devait finir de sécher sa paille au soleil.Bien souvent les mauvaises herbes en général et l'oseille en particulier encombraient la paille avec le risque de chauffer dès sa mise en meule dans l'aire à battre.Le repas de midi terminé, pas question de sieste mais une pause à l'ombre d'un pommier, le temps de confectionner à l'avance les liens qui permettront de faire les gerbes.Les enfants plaçaient ces liens alors que les femmes rassemblaient par brassées la paille qui allait constituer les gerbes.Mon père ensuite, avec son "broche" nouait le lien bien serré autour de la gerbe.En fin de journée les gerbes étaient levées et mises en petit tas en attendant le moment de les approcher pour les mettre en meule dans l'aire à battre.Cette dernière étape demandait un temps bien sec afin de s'assurer que la meule ne se mettrait pas à "fumer" le matin.

Début juillet
Huile sur toile
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60 x 50
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Début juillet
Début juillet
Début juillet

Dans le ciel, le soleil est très haut. L’heure de la moisson blanche va sonner. Seigle, avoine, blé, leur paille, chaque jour a vue d’œil devient plus lumineuse. Les prairies, ont cédé leur foin fin juin. Désormais elles offrent une herbe nouvelle que les vaches vont apprécier tôt le matin et tard le soir. Les enfants qui ont posé leurs crayons et ardoises peuvent les accompagner. Ils abandonneront leurs sabots de bois pour mieux grimper sur les cerisiers sauvages tout en surveillant le troupeau ! Le blé noir est en pleine fleur et des millions d’abeilles sont au rendez-vous. Dans la lande, la bruyère est en fleur, un miracle.

La mise en gerbes
Huile sur toile
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50 x 60
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La mise en gerbes
La mise en gerbes
La mise en gerbes

Il s'agit de la récolte de blé, début août.Après la coupe, la paille est demeurée au soleil afin que les mauvaises herbes sèchent complètement. Dans le cas contraire, la meule pourrait chauffer en attendant le passage de la batteuse.Le travail se fait l'après-midi avec le soleil.Sous le pommier, d'avance, les liens sont torsadés avec de la paille moins cassante pour avoir mûri à l'ombre.Un enfant place au sol les liens tandis que les femmes posent les gerbes une à une sur les liens.Le lieur, un homme sachant à la fois serrer la gerbe et faire un nœud qui pourra se défaire facilement au battage.Le lieur, les deux femmes et l'enfant restaient groupés afin de maintenir la conversation durant le travail.Il arrivait que le lien se défasse et cela signifiait un rappel à l'ordre à ceux ou celles restées à l'ombre préparer les liens.

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Battage au manège
Huile sur toile
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60 x 50
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Battage au manège
Battage au manège
Battage au manège

Comme la paille de seigle était bien souvent réservée à l'entretien des toitures en chaume celle-ci devait rester entière.

Cette exigence a permis aux petites batteuses de rester en activité jusqu'en 1950.

Le seigle était présenté les épis devant afin que le tambour batte seulement les épis en question.

Cette petite batteuse était actionnée par un manège à quatre chevaux et plus suivant que les récoltes étaient ou non importantes.

La paille d'avoine et de froment, à l'inverse du seigle étaient broyées par le tambour puis mises en tas pour passer l'hiver.Au sol, grain et balle étaient mélangés d'où le passage au tarare qui en secouant et ventilant permettait la récupération d'un grain propre qui trouvera sa place dans le grenier.

L'arrivée de la batteuse
Huile sur toile
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60 x 50
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L'arrivée de la batteuse
L'arrivée de la batteuse
L'arrivée de la batteuse

Quel évènement pour un village que de recevoir cette machine monstrueuse ! Trois chevaux suffisaient à peine pour tirer une telle masse. L'équipage n'était pas composé au hasard ; à d'autres occasions, ces chevaux avaient déjà été associés. Le moteur était tiré par un seul cheval mais pas n'importe lequel. Dans tous les cas, le propriétaire tenait fermement son cheval tandis que le "mécanicien" responsable de sa machine avait l'oeil sur l'opération.Mais quelle entrée en matière pour une fête qui allait durer quelques jours ! C'était la perspective de mettre enfin le grain à l'abri dans le grenier. C'était l'arrivée des amis apportant leur solidarité. C'était l'occasion d'avaler un peu de poussière, c'est vrai aussi ; mais ce qui comptait le plus, c'était le bon ragoût. Et puis le soir, le travail terminé, la fatigue oubliée, place aux chansons et aux danses !

Le battage mécanique
Huile sur toile
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60 x 50
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Le battage mécanique
Le battage mécanique
Le battage mécanique

Le battage demeura longtemps une occasion forte d'organiser la solidarité entre agriculteurs de villages voisins. En effet la batteuse mécanique exigeait une chaîne de tâches spécialisées comprenant vingt à trente personnes.

La batteuse moderne avalait les gerbes de façon transversale de telle sorte qu'elle vomissait la paille sur une grille où chacun devait avec ses bras reconstituer une nouvelle gerbe sans le grain dirigé vers les sacs.

Une fois la gerbe de paille entourée du bras du ramasseur celui s'adressait à son suivant qui lui offrait un lien qu'il venait de torsader.

D'ou ce manège dans un nuage de poussière de ceux qui devaient "embrasser" ceux qui leur tendaient la gerbe.Nous les enfants, aimions observer ce ballet cherchant par là à repérer ceux qui laissaient discrètement passer leur tour tandis que d'autres s'arrangeaient pour "embrasser" tout à fait par hasard leur préférée cachée derrière la gerbe !

Quelques années plus tard, la batteuse deviendra moissonneuse. Plus besoin d'aire à battre… Elle ira seule dans les parcelles séparer le grain de la paille.

Le battage « mécanique »
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60 x 50
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Le battage « mécanique »
Le battage « mécanique »
Le battage « mécanique »

La batteuse actionnée par une machine a été la première occasion de voir « l'industrie » arriver dans les fermes.

La mécanisation a donné là aussi une division du travail et même une hiérarchie est apparue.

Les porteurs de grains: Ils étaient solides car bien des greniers étaient peu accessibles.

Ce poste avait au moins deux avantages! Celui d'échapper à la poussière et celui de passer devant la table de la patronne!

Celui qui alimentait la batteuse: Il était adroit et résistant - lui aussi sera largement récompensé s'il est capable de maintenir un bon débit!

Celui qui montait le tas de paille: Il avait déjà fait ses preuves à ce poste - il lui fallait bien juger le volume de paille pour bien finir en forme de toit.

Les porteurs de paille: Généralement, des jeunes qui s'étaient déjà distingués à tel ou tel concours de perche.

Le responsable du moteur: Il était « scientifique » reconnu hors catégorie.

Pour les autres tâches, il s'agissait d'un travail collectif.

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La récolte de la graine de trèfle
Huile sur toile
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La récolte de la graine de trèfle
La récolte de la graine de trèfle
La récolte de la graine de trèfle

Une graine précieuse qu'il faudra semer en septembre derrière la moisson.

Il s'agit d'un trèfle Incarnat dit rouge destiné principalement au cheval.

Un travail de l'après-midi, au mois d'août, à la chaleur afin que l'épi se détache naturellement de la tige.

Un travail à la portée des enfants et des "vieux".

Hélas un peu monotone, un avantage cependant les participants très groupés faisaient la conversation qui profitait beaucoup aux enfants rarement mêlés ainsi aux adultes.

L'obligation de travailler sous le soleil de l'après-midi présentait des risques aussi il était naturel de se mettre à l'ombre des pommiers le temps de boire une goulée de cidre.

Le planteur de choux
Huile sur toile
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Le planteur de choux
Le planteur de choux
Le planteur de choux

Il s'agit de choux à vaches.

Ce travail s'effectuait en parallèle avec les foins. Suivant le temps, on allait à la prairie ou au champ. Les vaches accompagnaient les gens afin de brouter l'herbe avant de répandre le fumier puis de retourner fraîchement la terre.

Les plantes provenaient d'un semis -les racines faisant l'objet d'une préparation minutieuse, souvent trempées dans une bouillie à base de bouses de vaches. Il était naturel qu'un travail aussi délicat soit confié au « pépé » qui s'installait tranquillement à l'ombre d'un pommier. Nous les enfants, nous avions notre part dans cette corvée! Les pieds nus, nous faisions la navette entre le « pépé » et le piqueur. Ce n'était pas un travail qui attirait beaucoup de monde, à l'inverse du foin...

La récolte de la graine de trèfle
Huile sur toile
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La récolte de la graine de trèfle
La récolte de la graine de trèfle
La récolte de la graine de trèfle

Une graine précieuse qu'il faudra semer en septembre derrière la moisson.Il s'agit d'un trèfle Incarnat dit rouge destiné principalement au cheval.Un travail de l'après-midi, au mois d'août, à la chaleur afin que l'épi se détache naturellement de la tige.Un travail à la portée des enfants et des "vieux".Hélas un peu monotone, un avantage cependant les participants très groupés faisaient la conversation qui profitait beaucoup aux enfants rarement mêlés ainsi aux adultes.L'obligation de travailler sous le soleil de l'après-midi présentait des risques aussi il était naturel de se mettre à l'ombre des pommiers le temps de boire une goulée de cidre.

La fenaison du trèfle incarnat
Huile sur toile
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60 x 50
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La fenaison du trèfle incarnat
La fenaison du trèfle incarnat
La fenaison du trèfle incarnat

Tant que les chevaux ont été à la base des travaux de la ferme, le trèfle incarnat avait une bonne place dans les récoltes.Il pouvait être servi vert dès fin mai et tout au long de juin puis sous forme de foin séché les mois suivants.Son fauchage était très rude car sa tige s'affaissait et ainsi formait des tourbillons difficiles à prendre par la lame de la faux.Cela se passait fin juin, le sureau proche des maisons est en pleine fleurs.La couleur rouge "incarnat" de ce trèfle était familière des champs de cette époque.La parcelle au premier plan est plantée de trèfle violet également apprécié des chevaux et des vaches.

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