

Le gris de mars s’éloigne.
Il s’agit d’un ensemble non cultivé. Trois prairies plus ou moins humides bordent une lande prolongée par un bois de bouleaux et des sapins. Alors que les chênes têtards poursuivent leur sommeil hivernal, les bouleaux affichent leur feuillage de printemps ; les noisetiers depuis janvier déjà, comme les ajoncs, sont en fleurs. Les saules illuminent les prairies naturelles de leurs chatons. Le long des talus, les primevères tiennent leur place. Dans les prairies, les orchidées précèdent le foin et, plus à l’ombre, les jacinthes en font autant.
Le coupeur de lande est là : ajoncs, bruyères et graminées feront de belles mottes de litière. Autour de la lande, un peu d’herbe tendre invite les vaches à une première sortie après l’hiver. Les fagots d’ajonc, coupés en hiver, doivent sécher avant leur enlèvement à destination du village.










