LES PRAIRIES NATURELLES

Le printemps

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Huile sur toile
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426
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50 x 60
CM
Fin avril
Fin avril

Le gris de mars s’éloigne. Il s’agit d’un ensemble non cultivé. Trois prairies plus ou moins humides bordent une lande prolongée par un bois de bouleaux et des sapins. Alors que les chênes têtards poursuivent leur sommeil hivernal, les bouleaux affichent leur feuillage de printemps, les noisetiers depuis janvier déjà, comme l’ajonc, sont en fleurs. Le saule illumine les prairies naturelles de ses chatons. Le long des talus, la primevère tient sa place. Dans les prairies, les orchidées précèdent le foin, et plus à l’ombre les jacinthes en font autant. Le coupeur de lande est là, ajonc, bruyère et graminées feront de belles mottes de litières. Autour de la lande, un peu d’herbe tendre invite les vaches à une première sortie après l’hiver. Les fagots d’ajonc, coupés en hiver, doivent sécher avant leur enlèvement à destination du village.

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Jacinthes en sous bois
Huile sur toile
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245
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60 x 50
CM
Jacinthes en sous bois
Jacinthes en sous bois
Jacinthes en sous bois

Au-delà des parcelles cultivées, cette prairie humide précède un taillis dans lequel on viendra prélever du bois et de la litière (fougères et feuilles mortes)Nous sommes fin mai, et dans ce lieu trois fleurs semblent avoir rendez-vous.Dans la prairie, au centre, les cardamines blanches sont mêlées à l'herbe déjà haute.En bordure, là où finit le foin et où commence la mousse du taillis une bande d'orchidées.Enfin, à l'ombre des arbres dans le taillis les jacinthes étalent leur bleu foncé.Dans la langue bretonne, à chacune de ces fleurs on avait coutume d'associer un oiseau.Le coucou pour l'orchidée, la tourterelle pour la cardamine et le corbeau pour la jacinthe.Il se trouve en effet, qu'à cette période du calendrier chacun de ces oiseaux, est présent. La tourterelle dans les saules, le coucou à la lisière de la prairie et le corbeau au cœur du bois !

Les digitales
Huile sur toile
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232
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60 x 50
CM
Les digitales
Les digitales
Les digitales

La digitale apprécie l'acidité du bocage breton.Elle fleurit généralement vers la période de l'ascension, dans la seconde moitié de mai.Bien souvent elle est associée au genet lui-même en floraison à cette période.Comme la digitale, le genet se plait dans les friches.

Un jeudi du mois de mai
Huile sur toile
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231
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50 x 60
CM
Un jeudi du mois de mai
Un jeudi du mois de mai
Un jeudi du mois de mai

Une prairie humide est bordée par un taillis.C'est jeudi et des enfants accompagnent leur mère au lavoir.Le mois de mai est très avancé d'où la réunion en ce lieu des trois fleurs qui en breton emprunte le nom des oiseaux dont le plumage est proche.La Jacinthe, bleu foncée rappelle le corbeau. Elles tapissent les sous-bois à l'ombre.L'orchidée, rappelle le coucou par sa couleur soupe au lait.La cardamine, rappelle la tourterelle.Elle se développe au milieu du pré où sa fleur blanchâtre trouve le soleil.Non seulement ces trois fleurs rappellent le plumage de l'oiseau auquel elles ont emprunté leur nom, mais sont installées généralement dans les lieux de vie de ces mêmes oiseaux.

Les orchidées : les prairies en main
Huile sur toile
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136
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60 x 50
CM
Les orchidées : les prairies en main
Les orchidées : les prairies en main
Les orchidées : les prairies en main

C'est le mois du pinson dans les pommiers en fleurs.Le soleil est de plus en plus présent tout au long de la journée. Le sol s'est chargé d'humidité, la sève a partout repris sa place et les nuits désormais douces ne sont plus à craindre.Avec tant de facteurs favorables et la bienveillance de Dieu, la Nature allait forcément respecter son contrat...Les haies si légères, si transparentes durant l'hiver ont brutalement retrouvé du volume,de l'épaisseur. Sur les talus, les grands arbres semblent se rejoindre dans une masse verte qui donne l'impression de vouloir protéger les cultures. Au sol l'herbe est partout drue, plus verte, plus haute, envahissante ... rien ne semble l'arrêter.Ainsi se présente le mois de mai, généreux, tiède et rassurant. Le grand manteau vert posé délicatement sur la campagne semble protéger le miracle fragile de la reproduction.Autre texte:À partir de la seconde moitié de Mai, le bocage a revêtu son habit vert. Le chêne, comme d'habitude, est en retard. Ses feuilles sont encore chiffonnées et pour quelques jours encore, elles seront à la fois vertes, grises et roses.Dans les prairies, l'herbe nouvelle prend du volume, tout en laissant de la place aux jacinthes et orchidées.La jacinthe, plus timide, occupe la lisière de la prairie en suivant le talus où elle trouve un peu d'ombre.À l'inverse, l'orchidée n'hésite pas à s'éloigner du talus pour mieux prendre le soleil. De Février à fin Juin, les prairies ne seront plus dérangées par l'activité du paysan - rien d'étonnant que le corbeau et le coucou en fassent leur territoire. La jacinthe, que nous appelons « fleur de corbeau » habitait en effet le territoire du corbeau et de l'orchidée que nous appelons « fleur de coucou ».

Le corbeau et le lavoir
Huile sur toile
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14
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50 x 60
CM
Le corbeau et le lavoir
Le corbeau et le lavoir
Le corbeau et le lavoir

Il s'agit d'un corbeau local, un habitué, fidèle, intelligent, utile par les avertissements qu'il lâche. il ne faut surtout pas le confondre avec les migrateurs arrivant par bandes de Russie pour s'abattre sur les champs fraîchement ensemencés.

Contrairement à la pie toujours proche des habitations, lui ne quitte guère les chênes des talus séparant les prairies humides des bois. Son nid placé sur une branche horizontale au dessus du vide découragera les prédateurs les plus habiles. La couvaison a lieu en Mai, au moment où les prairies prennent la couleur des jacinthes*.

Sous l'arbre, par une belle journée, la femme lave son linge ce qui ne dérangera nullement ce corbeau. A chacun son travail.*

Dans la langue bretonne, la jacinthe s'appelait la fleur du corbeau. Elle en avait la couleur et coïncidait avec la ponte. Dans les mêmes conditions, l'orchidée du mois de Mai était appelée « fleur de coucou » comme la cressonnette était attribuée à la tourterelle à la fin Juin.

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Fin avril
Huile sur toile
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426
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50 x 60
CM
Fin avril
Fin avril
Fin avril

Le gris de mars s’éloigne. Il s’agit d’un ensemble non cultivé. Trois prairies plus ou moins humides bordent une lande prolongée par un bois de bouleaux et des sapins. Alors que les chênes têtards poursuivent leur sommeil hivernal, les bouleaux affichent leur feuillage de printemps, les noisetiers depuis janvier déjà, comme l’ajonc, sont en fleurs. Le saule illumine les prairies naturelles de ses chatons. Le long des talus, la primevère tient sa place. Dans les prairies, les orchidées précèdent le foin, et plus à l’ombre les jacinthes en font autant. Le coupeur de lande est là, ajonc, bruyère et graminées feront de belles mottes de litières. Autour de la lande, un peu d’herbe tendre invite les vaches à une première sortie après l’hiver. Les fagots d’ajonc, coupés en hiver, doivent sécher avant leur enlèvement à destination du village.

Mai, les vaches dans la lande
Huile sur toile
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416
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60 x 50
CM
Mai, les vaches dans la lande
Mai, les vaches dans la lande
Mai, les vaches dans la lande

De novembre à février, les troupeaux ne quittaient guère l’étable où ils recevaient foin, ajonc, houx et lierre. Quand la météo le permettait ils étaient conduits dans les friches et landes, plus pour se dégourdir les jambes que pour se nourrir. A l’arrivée du printemps les greniers demeuraient vides. Les vaches produisant du lait seront placées dans les « griennes *», attachées à un piquet. L’herbe de mai y est de qualité. Le menu sera complété par un peu de colza servi à l’étable. Les génisses et veaux seront dirigés vers les landes, ils y trouveront un peu d’herbe (graminées et oseille sauvage en particulier) C’est l’objet de la toile. Ce petit troupeau sera encadré par des enfants, lesquels ne manqueront pas de profiter du printemps de mai. L’association oiseaux, fleurs est très présente : coucou / orchidée, corbeau / jacinthe, perdrix / bruyère et tourterelle / cardamine.* « grienne » dans les champs, c’est la bande non cultivée le long des talus et autour des parcelles.

Début mars
Huile sur toile
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414
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60 x 50
CM
Début mars
Début mars
Début mars

L’hiver n’a pas tout à fait cédé la place. Les nuits demeurent fraîches. Le matin, les gelées blanches sont encore là. Le bétail a vidé les greniers, et il faut continuer à cueillir l’ajonc, le houx, le lierre. Mais le printemps a fait quelques pas timides. Le soleil est plus haut dans le ciel. La terre a ouvert un œil, la sève monte, noisetiers et saules se couvrent de chatons. Le long des talus, à l’abri, la primevère est très présente. Les oiseaux dans les haies s’activent, chantent. Les ruches ont repris leur place à l’abri face au lever du soleil. Le lavoir s’est réveillé, l’eau est moins froide, le moment est venu de sortir le linge qui attendait son heure. Il sèchera, placé sur les haies. Le printemps est bien là, le cerisier est le premier à en profiter.

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Sur le sentier de l'école, Passage du gué (Pontigeu)
Huile sur toile
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229
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60 x 50
CM
Sur le sentier de l'école, Passage du gué (Pontigeu)
Sur le sentier de l'école, Passage du gué (Pontigeu)
Sur le sentier de l'école, Passage du gué (Pontigeu)

C'est le printemps, les sentiers de traverse deviennent praticables.Ce sentier passe par une zone très humideLe talus laisse de part et d'autre des "flourennes".Le ruisseau est franchi en sautant d'une pierre à l'autre c'est un gué sommaire.Sur le talus, les racines des chênes délimitent et repèrent les pas.Si le gué est particulièrement lagre c'est pour mieux retenir l'eau quand les vaches viendront à s'abreuver en été.Les adultes observent que tout se passe bien y compris pour les plus petits. Ils profitent ( !) pour faire des recommandations à propos de la barrière trop souvent laissée ouverte après le passage.

Février et la grive musicienne
Huile sur toile
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368
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60 x 50
CM
Février et la grive musicienne
Février et la grive musicienne
Février et la grive musicienne

La grive musicienne est là ! Dès le lever du soleil, la poitrine gonflée elle se fait entendre. Elle est arrivée début janvier, de retour de sa lointaine Pologne encore plongée dans le froid de l’hiver. Elle a choisi ce petit territoire, au milieu de ces flourennes ou le microclimat lui convient parfaitement. Le moment venu, elle installera son nid dans les saules têtards comme chaque année. Elle est patiente. Elle chante pour mieux défendre son territoire et par la même occasion signifier que si le printemps est proche (*) « une dernière neige s’annonce et qu’il faut donc continuer à faire des fagots et couper de l’ajonc » En effet, si les noisetiers et saules sont recouverts de leurs chatons, que sur les talus à l’abri, les primevères et violettes sont en fête l’hiver est toujours là. Cet avertissement en breton est bien connu de ceux qui attendent que les flourennes offrent la première herbe de l’année.(*) Traduction de l’avertissement en breton : Troc’han Lann, Fagodin, Erc’h a ray, gwel’t a ri

Dans “les Flouren”
Huile sur toile
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189
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60 x 50
CM
Dans “les Flouren”
Dans “les Flouren”
Dans “les Flouren”

Le terme "Flouren" pourrait ainsi se traduire :

Petite prairie à l'abri des vents du nord recevant les premiers rayons timides du printemps, irriguée à partir d'une fontaine, à proximité du village.

A la sortie de l'hiver, chaque jour il était possible d'y faucher un peu d'herbe tendre si précieuse pour compléter ajonc, lierre et houx broyés.

Le chemin pour s'y rendre était à l'échelle des quantités récoltées, le passage d'une brouette suffisait largement. Plus simplement encore, le contenu d'un tablier suffisait à alimenter quelques lapins ou la vache qui venait d'avoir un veau.

Le microclimat de ces petits endroits était très apprécié des oiseaux qui y installaient les premiers nids (merles, roitelets, rouges-gorges).

Les flourennes en mars
Huile sur toile
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314
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60 x 50
CM
Les flourennes en mars
Les flourennes en mars
Les flourennes en mars

En mars les flourennes étaient très appréciées.

A la fin de l'hiver elles apportaient un peu d'herbe fraiche quicomplètera parfaitement l'ajonc, le houx et le lierre.Les greniers sont vides depuis février et dans les champs, seigle et trèfle ne seront pas disponibles avant fin avril.

Une flourenne c'est avant tout un micro climat :

• Là où se rejoignent les deux versants orientés de telle sorteque ni les vents du nord-est, ni celui venant de la mer neviendront perturber cette douceur relative.

• Une flourenne se doit de recevoir de l'eau issue d'une sourceproche car l'eau d'un ruisseau est bien trop fraiche.Ces quelques minuscules prairies sont dans un système d'irrigationorganisé collectivement.

Le printemps s'installera dans cet endroit 2 à 3 semaines avant qu'iln'arrive dans les prairies ordinaires.

Le coucou, mais aussi les merles, rouges-gorges et roitelets sont bienau courant.

Les primevères, pervenches et violettes sont également averties !

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