MON VILLAGE

Aire à battre

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Huile sur toile
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122
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60 x 50
CM
Le battage mécanique
Le battage mécanique

Le battage demeura longtemps une occasion forte d'organiser la solidarité entre agriculteurs de villages voisins. En effet la batteuse mécanique exigeait une chaîne de tâches spécialisées comprenant vingt à trente personnes.

La batteuse moderne avalait les gerbes de façon transversale de telle sorte qu'elle vomissait la paille sur une grille où chacun devait avec ses bras reconstituer une nouvelle gerbe sans le grain dirigé vers les sacs.

Une fois la gerbe de paille entourée du bras du ramasseur celui s'adressait à son suivant qui lui offrait un lien qu'il venait de torsader.

D'ou ce manège dans un nuage de poussière de ceux qui devaient "embrasser" ceux qui leur tendaient la gerbe.Nous les enfants, aimions observer ce ballet cherchant par là à repérer ceux qui laissaient discrètement passer leur tour tandis que d'autres s'arrangeaient pour "embrasser" tout à fait par hasard leur préférée cachée derrière la gerbe !

Quelques années plus tard, la batteuse deviendra moissonneuse. Plus besoin d'aire à battre… Elle ira seule dans les parcelles séparer le grain de la paille.

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Mi-octobre à la Saint Luc
Huile sur toile
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377
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60 x 50
CM
Mi-octobre à la Saint Luc
Mi-octobre à la Saint Luc
Mi-octobre à la Saint Luc

De mi-juin à mi-octobre, moisson et récoltes* ont exigé de longues journées. Désormais, rien ne presse (amzer-zo) L’aire à battre est en pause. La batteuse vient de se retirer laissant derrière elle le jaune vif de la paille et les rouges du blé-noir. La récolte de la pomme à cidre peut commencer. Le temps sec des après-midi convient parfaitement. Les enfants sont mis à contribution ; au sommet des pommiers ils se chargent de secouer les branches, le « perchiste » à l’aide d’un long bâton fera tomber les fruits moins murs. Il n’oubliera pas de laisser quelques pommes que les grives et merles apprécieront dès les premières gelées. Les femmes remplissent les paniers qui seront vidés dans les lits de paille prévus à cet effet. Le manège placé dans l’aire à battre est maintenu, il entrainera le broyeur proche du pressoir dans la grange.

* foin – seigle – avoine – blé – pomme de terre et enfin blé noir

La fabrication du cidre le manège
Huile sur toile
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139
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50 x 60
CM
La fabrication du cidre le manège
La fabrication du cidre le manège
La fabrication du cidre le manège

C'est Novembre, les champs sont désormais mis au repos après les derniers labours d'automne.

Le moment est venu de transformer la récolte de pommes en cidre. Une motte par semaine devrait permettre de ne pas être surpris par les gelées de Janvier. Le manège placé en fixe, le pressoir est désormais situé à proximité de l'aire à battre. Les pommes ont été rassemblées par lot suivant leur maturité, leur couleur et les qualités variées (douces, amères, dures, tendres,...). Cette organisation facilitait les dosages plus ou moins secrets.

Les fagots servaient à cloisonner les lots alors que les fruits étaient placés sur un lit de paille. « Une paille de qualité: Rien de tel pour un bon goût », affirmait mon père, critiquant au passage ceux qui se contentaient de fougères. Dans l'organisation du travail à la chaîne,les femmes chargeaient les paniers laissant aux hommes, brouettes, moulin et pressoir.

Noce dans l'aire à battre
Huile sur toile
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120
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60 x 50
CM
Noce dans l'aire à battre
Noce dans l'aire à battre
Noce dans l'aire à battre

Cela se passait autour de Pâques dès les beaux jours installés.

Les remises vides à cette période de l'année se prêtaient à l'installation des tables.

Le village se mobilisait pour la semaine.

Le lundi, pour dresser les tables, allumer les fours, abattre les veaux, regrouper les mottes de beurre, le pain… etc.

Le mardi, le mariage avec le passage à l'église.

Le mercredi, suite du mariage avec les invités les plus proches.

Le jeudi, petite festivité autour des restes et début de la désinstallation.

Le vendredi, chacun reprenait sa "rosière", ses échelles, bancs, tonneaux, marmites.Le tout accompagné de chansons et de quelques danses avec un musicien local.

Pour autant, les animaux étaient normalement traités dans les étables et écuries. Pas de travaux dans les champs à la sortie de l'hiver.L'aire à battre par son sol et la proximité des remises se prêtait naturellement à ce rassemblement dansant.

Le dressage du jeune cheval
Huile sur toile
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165
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60 x 50
CM
Le dressage du jeune cheval
Le dressage du jeune cheval
Le dressage du jeune cheval

Cela se passait dans l'aire à battre. Un espace qui permet sans risque d'évoluer sans être tenté de s'échapper.

Avant d'être pour la première fois en situation de tirer ce tronc d'arbre, ce jeune cheval a déjà accepté son maître. Il reconnaît sa voix et la respecte.

Et pourtant cette première séance, cette première leçon n'est pas sans risque.

L'animal est à la fois craintif et maladroit et ne comprend pas ce qui lui arrive.

Il résiste, se cabre mais il ne doit pas se faire mal. Son maître procédera progressivement par la douceur.

Les enfants curieux et méfiants se tiennent à distance. Le spectacle vaut la peine.

En même temps ils espèrent que tout ira bien pour l'animal qui est un peu comme eux en période d'apprentissage.

La femme, ne s'arrête pas car c'est une affaire d'hommes…

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