LES PRAIRIES NATURELLES

L'été

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50 x 60
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Prairies et landes début juillet
Prairies et landes début juillet

Le printemps a fait son travail. La lande semble heureuse de sa bruyère, de ses ajoncs nains, de ses graminées, de ses fleurs multiples. La prairie voisine livre son foin que les greniers du village attendent.Une réelle complicité semble les réunir. En effet, si le bétail peut atteindre les prairies humides par les ivarc'h voen (chemins creux), les charretées de foin doivent emprunter les ornières des landes pour rejoindre le chemin creux principal conduisant au village. Ce n'est pas un hasard de voir ainsi plusieurs charretées de foin jaillir des prairies et traverser la lande. Il n'y a pas de temps à perdre : ce matin le peuplier principal a donné le signal d'un risque d'orage dans l'après-midi.

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Fin juin
Huile sur toile
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50 x 60
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Fin juin
Fin juin
Fin juin

C’est l’été. A midi, le soleil au plus haut, dépasse la cime des arbres. Dans les parcelles cultivées, semis et binages s’imposent. Dans les landes et bois, l’activité absente, reprendra en automne. Dans les prairies naturelles, l’heure du foin a sonné. Les grillons et fleurs (marguerites, bouton d’or, cardamine, oseille sauvage) attendent la faux. La séquence du foin peut se dérouler. Nul besoin de consulter la météo : il suffit de rester « connecté » avec les peupliers, nuages, oiseaux, crapauds, fourmis et abeilles pour comprendre qu’une période de 5 à 6 journées favorables s’est annoncée. Le premier jours, dès 6 heures les hommes arriveront, la faux sur l’épaule. Un peu avant midi, à leur tour les femmes se présenteront avec fourches en bois et râteaux. Elles étaleront le foin fraîchement coupé. Le second jour les femmes reviendront remuer le foin, profitant du soleil. Le troisième jour, les fourches reviendront le matin afin que dans l’après-midi, les charrettes et les râteaux viendront terminer la séquence. Le foin sera devant les greniers. Pendant ce temps, sur les sentiers de l’école les enfants auront découvert les premières cerises. Les grandes vacances sont dans toutes les têtes.

La faucheuse dans la prairie
Huile sur toile
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La faucheuse dans la prairie
La faucheuse dans la prairie
La faucheuse dans la prairie

C'est après la première guerre mondiale que la faucheuse a fait son apparition dans le bocage breton.Elle fut appréciée pour la moisson de la paille et la coupe du foin dans les prairies peu humides en dehors des versants pentus.Deux chevaux s'imposaient pour la tracter car la lame se dégradait rapidement avec la présence de la terre rejetée par les taupes.Dans le même temps la faux traditionnelle continuait à tenir sa place pour les bordures et zones avec ruisseaux.Dès le passage de la machine, les femmes, avec leurs fourches en bois éparpillaient l'herbe coupée afin qu'elle sèche au soleil.Dans la lande voisine, la bruyère commence à rougir alors que le blé noir est en pleine fleuraison pour le bonheur des abeilles.Dans les sous-bois où l'on distingue le bleuté des jacinthes, quelques troncs de hêtres abattus en novembre attendent la venue des charretiers qui les approcheront des sabotiers et scieries.

Dans les prairies fin juin
Huile sur toile
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Dans les prairies fin juin
Dans les prairies fin juin
Dans les prairies fin juin

Généralement, le ruisseau constituait la rencontre des sous-bois et des prairies en partie basse du versant.Dans le cas présent il s'agit d'un vallon plus large ou le ruisseau réunit les deux versants humides.Fin juin l'heure du foin a sonné.Dans les sous-bois le genet abandonne son jaune vif alors que les digitales et la bruyère retrouvent leur couleur carmin.Le long du ruisseau, myosotis, iris jaune, et reine des prés sont en pleine floraison.

La pause des faucheurs
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La pause des faucheurs
La pause des faucheurs
La pause des faucheurs

Les saules séparent deux versants.D'un côté la lande avec sa bruyère en pleine floraison, de l'autre des prairies humides qui ne permettent pas l'utilisation d'une faucheuse mécanique.C'est un travail dur que de tirer sur la faux une matinée entière.Dès le lever du soleil, il faut tirer profit de la fraîcheur d'une rosée abondante.Vers les neuf heures, la femme arrive après avoir écrémé son lait, baratté et mis sa maison en ordre. Elle se présente avec son panier garni de lard, pain, omelette et cidre bouché de quoi « relancer » les faucheurs.Un très bon moment enveloppé du parfum de foin fraîchement coupé.Après cette pause, les hommes vont reprendre leur faux jusqu'à midi. La femme épandra le foin afin qu'il profite bien du soleil.L'après-midi, la prairie sera abandonnée au profit des parcelles qu'il faut biner.Demain le foin sera retourné en fin de matinée avec le soleil et si tout va bien il devrait rejoindre le grenier le jour suivant.

Dans les prairies humides
Huile sur toile
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Dans les prairies humides
Dans les prairies humides
Dans les prairies humides

Ces prairies sont situées de part et d'autre d'un petit ruisseau non loin de la vallée de l'Evel. Humides et en pente, elles n'ont jamais connu la faucheuse mécanique.Un beau matin de juin, autour de la St jean, vers six heures, les faucheurs sontarrivés portant leur faux sur l'épaule. Le beau temps est promis et la rosée du matin facilitera le travail de la lame. Ce travail agréable était néanmoins dur ; aussi, la présence des voisins donnait à tous du courage.Vers 9 heures, le soleil est déjà haut dans les arbres et la pause s'organise. Les femmes après les travaux à la maison et à l'étable sont venues rejoindre le chantier. Elles sont venues avec leur fourche en bois mais plus encore avec un panier garni d'une omelette et d'une bouteille de cidre bouché. Durant ce petit repas, les prairies étaient si petites que la conversation s'organisait d'un groupe à l'autre et avant la reprise des faux, chacun invitait l'autre à venir goûter le cidre.Les hommes reprenaient les faux jusqu'à midi tandis que les femmes étendaient le foin avec leur fourche.

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La rentrée des foins
La rentrée des foins
La rentrée des foins

Le soleil a bien fait son travail mais déjà l'orage menace, aussi il faut faire vite en ce début d'après-midi.Tout ce qui ne pourra pas être enlevé sera mis en petits tas capables de résister à une averse éventuelle.Demain, dès la rosée évaporée, les tas seront "démontés" et après quelques heures au soleil, ils pourront à leur tour rejoindre le grenier.Les vacances sont si proches qu'il n'est pas interdit de retenir les enfants à la maison pour le coup de mains dans les prairies. Ils ne s'en plaignaient pas loin de là.Une exception cependant, pour ceux qui préparaient les épreuves du certificat d'étude.

Huile sur toile
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La derniere charretée de foin
La derniere charretée de foin
La derniere charretée de foin

D'un moment à l'autre, la prairie allait être libérée, la récolte mise enfin à l'abri.Tout le monde souhaitait participer à ce final avec sa fourche en bois, son râteau ou tout simplement avec ses mains, il fallait être là. Dès le lendemain, les vaches étaient à leur tour autorisées, le temps de brouter l'herbe que la faux avait bien voulu laisser à la périphérie de la prairie. Pour les enfants, la prairie était un lieu magique. A l'inverse du champs qui demandait en permanence des travaux, nous avions la responsabilité de garder les vaches et le temps libre pour les jeux n'était pas négligeable. La saison faisait que nous étions bien souvent les pieds nus.

Huile sur toile
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Le serrage de la charretée de foin
Le serrage de la charretée de foin
Le serrage de la charretée de foin

Il s'agit d'une prairie éloignée du village.Le chemin creux bordé d'arbres exigeait une charretée bien serrée par une corde si l'on ne voulait pas laisser trop de foin en route.Deux adultes étaient nécessaires pour le serrage, le plus fort à la manœuvre du serrage en prenant appui sur sa jambe, un second retenant la corde bien tendue.Les enfants, pieds nus pouvaient y participer à condition de tenir l'extrémité de la corde.C'était toujours un moment agréable de participer au dernier acte dans la prairie.

Huile sur toile
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Début juillet
Début juillet
Début juillet

Nous sommes en territoire non cultivé. L’heure du foin a sonné. Rien ne se passe dans la zone de la lande et des bois (pins et bouleaux). Alors que le coupeur de lande est absent, la lande est en fête, sa bruyère en pleine floraison (désormais hélas cela n’arrive plus). Les trois prairies naturelles sont à point. Au premier plan la faux est attendue. Plus haut, deux faucheurs sont à l’œuvre. La troisième proche de la lande a déjà cédé son foin, il est logé dans le grenier. Sans attendre la repousse qui sera disponible dans deux à trois semaines, cette prairie vient d’accueillir un petit troupeau. Les vaches apprécient ce moment rare, elles vont le long des talus retrouver de l’herbe à volonté ! Celle que la faux n’a pas retenue car mêlée à de la fougère et ronces. Une charrette est venue enlever les fagots d’ajonc, coupés en novembre, et qu’il faut approcher du four du village. Ce lieu si silencieux à ce moment de l’année est l’occasion de retrouver la tourterelle venue de Mauritanie.

Huile sur toile
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Le feu à Lambézégan
Le feu à Lambézégan
Le feu à Lambézégan

Une grande tragédie.

Le chaume constituait une proie facile pour le feu, et tout incendie qui se déclarait signifiait la destruction de toute la longère.

Ce type d'accident était heureusement très rare. En cette période des foins, il fallait être plus vigilant que jamais. Les vieux, pour lesquels la prairie était trop loin, assurait la surveillance.

Le cheval a compris avant tout le monde qu'un drame se prépare. C'est à partir de la chapelle que les secours sont appelés. Ma grand-mère, sur la charretée de foin plus haute que les autres, indique la direction de l'incendie. Tous les hommes se rendent le plus rapidement possible sur les lieux avec leurs seaux à la main.

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Fin septembre
Fin septembre
Fin septembre

Le matin, l’automne s’est présenté avec ses rosées fraiches. L’après-midi, c’est l’été qui retrouve sa place. Il faut faire la moisson noire, récolter le Sarrazin. Les gerbes sur pied, présentent les épis au soleil de l’après-midi. Demain, le blé noir rejoindra l’aire à battre où il libérera son grain. Dans la lande, les bouleaux palissent tout en gardant leur petite feuille. A leur pied, la bruyère, brulée par le soleil de l’été a perdu son rouge carmin. Les haies de prunelier offrent leurs baies et les ronces en font autant avec leurs mûres. Les prairies, profitant de la fraicheur de la nuit retrouvent un peu d’herbe tendre que les vaches apprécieront. Dans les parcelles qui ont abandonné seigle et avoine place au pensées sauvages, camomilles, et ravenelles. A sa façon chaque élément de ce petit territoire quitte l’été, retrouve l’automne tout en contribuant à l’harmonie de l’ensemble.

Huile sur toile
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Les vaches folles
Les vaches folles
Les vaches folles

En plein été et particulièrement en juillet, avec la chaleur orageuse, les vaches souffraient de l'agressivité des mouches dites "Taon". En fin de journée, les vaches rejoignaient la prairie après la traite. Au bout de quelques temps, le troupeau semblait nerveux :les vaches frappaient du pied, battaient leurs flancs avec la queue, secouaient la tête.Exaspérées par l'agressivité de ces mouches, c'était l'explosion. Les vaches se précipitaient contre les haies, se frottant aux branches, recherchant les fougères hautes pour tenter de se débarrasser de ces "taons".Un très mauvais moment à passer pour nous les enfants qui devions, à tout prix, ne pas perdre le contrôle du troupeau.Dans les prairies voisines, le manège était identique.Il fallait courir pour éviter que nos vaches ne se retrouvent dans un taillis proche. Au bout d'une demi-heure, tout rentrait dans l'ordre habituel.Les vaches étaient épuisées par leur course folle et le soleil redevenait plus raisonnable.

Huile sur toile
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50 x 60
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Jeux dans les prairies
Jeux dans les prairies
Jeux dans les prairies

Juin est là, les prairies viennent tout juste de céder leur foin. Le long des talus et des ruisseaux, la faucheuse a laissé des herbes hautes, un régal pour les vaches. La surveillance du troupeau est facilitée et les enfants pourront sans risque rejoindre leurs amis dans les prairies voisines. L’organisation des jeux se fait naturellement. Les plus grands se sont regroupés pour jouer au « forg€ron ». Le plus fort fera le cheval qui se présente à la forge pour un ferrage ! Un second saisira sa jambe pour présenter le sabot à ferrer. Un troisième fera le forg€ron. Le plus petit fera l’apprenti chargé d’actionner le soufflet de la forge. Maintenant que chacun est à sa place, la scène peut commencer. Chacun emprunte le prénom d’un adulte de son village (Mathurin, Jobic, Jean-Marie). Cela vaut pour le forg€ron connu de tous mais aussi pour le cheval et l’apprenti. Ceci fait, place aux gestes, bruits, paroles ... en breton forcément.

Huile sur toile
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Jeux avec les vaches
Jeux avec les vaches
Jeux avec les vaches

L'été est là.Les prairies libérées de leur foin seront la destination journalière du troupeau.En septembre, les chaumes viendront compléter les prairies.Il faut surveiller le troupeau mais les prairies étant également bien closes il y a la place pour se distraire tout en veillant.Sur les versants voisins d'autres troupeaux sont présents et avec eux d'autres enfants ne manqueront pas de proposer des jeux.C'est l'été, mais bien souvent la pluie se présentait ce qui donnait l'occasion de construire des cabanes recouvertes de fougères et de feuillage de noisetier.La présence d'un ruisseau donnait l'occasion de jouer avec l'eau.Nous construisions un petit barrage sur lequel nous placions un petit moulin. Le meunier recevait la visite de celui qui venait moudre son grain !Le tueur de cochon était aussi un classique. Le petit barrage était transpercé avec un couteau, l'eau jaillissait tel un cochon que l'on égorgeait et bien sur nous imitions le cri du cochon en question !

Huile sur toile
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Les vaches à l'eau
Les vaches à l'eau
Les vaches à l'eau

C'est l'été, juillet et août.Sous l'effet du soleil, les pâtures manquent d'eau, la rosée du matin vite s'évapore, les ruisseaux sont chétifs.Alors, à leur retour à l'étable autour de midi, les vaches ont besoin de passer par un point d'eau.A Kerscoul, dans le village même, ruisseau, fontaine et lavoir regroupés constituaient un ensemble idéal.Les vaches s'y rendaient volontiers. Cependant, le "Bugul" devait faire en sorte que le linge mis à sécher sur l'herbe ne soit pas piétiné. Enfin il devait à tout pris éviter que son troupeau ne rencontre celui de son voisin au risque d'avoir un affrontement incontrôlable.Tout se passait généralement bien.Le Bugul et son chien étaient également heureux d'être de retour, mission accomplie.Le repas allait enfin les réconforter.L'après-midi l'un comme l'autre retrouveront un peu de liberté en attendant de reprendre le chemin des prairies après la traite et une fois le soleil descendu à hauteur des arbres."Bugul" : jeune domestique

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