LES LANDES

L'automne

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Huile sur toile
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337
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100 x 80
CM
L'automne sur la lande
L'automne sur la lande

Comme à son habitude, l'automne avance en douceur, laissant ainsi au blé noir le temps de profiter des belles journées de septembre pour mûrir.Le sol maigre de la lande accentue forcément la sécheresse de l'été.Dès septembre, entrainés par les bouleaux, les feuillages retrouvent chaque jour un peu plus la couleur jaune.La bruyère comme brûlée, devient rousse. L'ajonc, grâce à ses jeunes pousses de l'année demeure vert-gris. Quelques nouvelles fleurs apparaissent.Les prairies, avec la fraicheur des nuits retrouvée en profitent pour verdir comme au printemps. Sans les fleurs cependant.A côté du blé noir, une parcelle de rutabagas jaunit à son tour à l'approche de sa récolte.La fraicheur et l'humidité ont naturellement invité nos coupeurs de lande à reprendre leurs outils.Tout l'été, les fagots d'ajonc ont perdu leur humidité et c'est donc le moment de les rapprocher des villages.Sur les talus, les noisetiers vont abandonner progressivement leurs feuilles.Les saules devenus gris-zinc avec l'été vont en faire autant.L'automne s'installe.

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Les korrigans et le bossu
Huile sur toile
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376
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50 x 60
CM
Les korrigans et le bossu
Les korrigans et le bossu
Les korrigans et le bossu

Les korrigans, sorte de créature légendaire étaient associés à la lande, leur territoire. Cet espace partagé entre plusieurs villages était naturellement traversé par ceux allant de village en village par des chemins de traverse. Ce territoire, vide, silencieux, une fois la nuit tombée revenait aux Korrigans ! Ceci plus particulièrement en automne-hiver alors que les nuits étaient plus longues et plus sombres. Il était recommandé à chacun de ne pas traverser les landes de nuit au risque de « déranger » les korrigans lesquels pouvaient alors vous retenir et parfois exiger des explications ! C’est le cas de notre bossu qui, après avoir fait son travail de tailleur, a joué de la bombarde et bu quelques bolées de cidre ! Par chances, sa musique a été appréciée. Contraint de jouer toute la nuit il sera libéré au chant du coq. D’autres tailleurs bossus auront moins de chance !

Les menhirs dans la lande
Huile sur toile
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363
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50 x 60
CM
Les menhirs dans la lande
Les menhirs dans la lande
Les menhirs dans la lande

L’automne s’est installé. Les bouleaux ont abandonné leurs petites feuilles jaunes. Ici ou là, l’ajonc « nain » laisse échapper ses premières fleurs de l’hiver. La bruyère s’est éteinte brulée par la chaleur du mois d’août. Sous les pins, quelques grosses pierres, plus ou moins alignées tantôt penchées, tantôt couchées. Ces pierres appartenaient à notre quotidien, là où nous accompagnions notre bétail. Une lande partagée avec trois autres villages. Alors que notre instituteur nous avait « appris » les menhirs de Carnac, à aucun moment il n’avait été question de « nos menhirs à nous » ! Cachés dans l’ajonc, la bruyère, et les fougères ils appartenaient à notre terrain de jeu. Ou plutôt, ils appartenaient aux Korrigans qui voulaient bien nous les laisser dans la journée alors qu’eux-mêmes les occupaient les nuits éclairées par la lune ! C’était bien ainsi. Désormais, avec le remembrement, les bulldozers les ont ignorés, bousculés, chassés alors que ceux de Carnac appartiennent au patrimoine mondial! P. S. La lande évoquée était limitrophe avec le village de « L’an-menhir ». Tout à côté, les landes de Kersolan abritent toujours un alignement encore perceptible.

Les trois chantiers de la lande
Huile sur toile
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188
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60 x 50
CM
Les trois chantiers de la lande
Les trois chantiers de la lande
Les trois chantiers de la lande

Si la lande était avant tout une friche plus ou moins ouverte pour le bétail elle était cependant divisée en zones suivant la nature du sol et de son exposition.Trois catégories étaient distinguéesLes zones de bruyère produisaient de la litière tranchée à la houe et mise en petites meules bien tassées.Les zones dîtes "Lan Goh"L'ajonc montait à 2m50, pour produire du bois de chauffe très apprécié après une croissance lente d'une quinzaine d'années.Les zones d'ajonc à cueillirDe qualité moyenne cet ajonc venait compléter l'ajonc dit fourrager, semé dans les "Lannec" à la lisière des parcelles cultivées.Cet ajonc était bien souvent destiné à l'alimentation des vaches, haché et mélangé au lierre et houx en février et mars

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Octobre dans la lande
Huile sur toile
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321
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60 x 50
CM
Octobre dans la lande
Octobre dans la lande
Octobre dans la lande

L'automne s'installe.Avec lui, le coupeur de lande retrouve de bonnes conditions pourenrouler les mottes de litière.L'humidité apporte la souplesse facilitant l'assemblage de la bruyère,de l'ajonc et des herbes.Sans tarder, il faut charger les étables afin que le fumier se fassedurant tout l'hiver.Un fumier si précieux quand il sera question en février et mars depréparer les plantations de choux, betteraves et pommes de terre.C'est le moment de rapprocher des maisons les fagots d'ajonc. Ils ontperdu leur humidité.Durant l'hiver ils seront appréciés pour tenir le feu sous les marmites.Plus tard, en novembre ou décembre notre coupeur verra arriver lesserpes et les haches quand il s'agira de tailler les arbres sur les talusplantés de chênes, noisetiers et saules.Plus tard enfin, en janvier et février, alors que les greniers serontvidés, les ajoncs les plus tendres seront prélevés pour le bétail.Durant l'automne et l'hiver, notre coupeur de lande, courbé sur sonoutil verra arriver des villages des hommes, des femmes avec râteaux,balais, serpes …. Le temps d'un toilettage des friches.

La lande des Korrigans
Huile sur toile
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281
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50 x 60
CM
La lande des Korrigans
La lande des Korrigans
La lande des Korrigans

Korrigans et landes sont généralement associés dans la culture bretonne.Chaque petit territoire "arrangeait" les légendes afin de les faire coller le plus possible à la topographie locale.Les zones dîtes friches, landes, tourbières, taillis n'étaient guères "habitées" au quotidien puisqu'elles n'étaient pas cultivées.En hiver on y prélevait litière, bois et ajonc.Pas étonnant donc que cet espace soit réservé aux Korrigans.Ces Korrigans de petite taille apparaissant seulement de nuit pouvaient facilement alimenter l'imaginaire des enfants.En particulier ils avaient la réputation de punir ceux qui prenaient trop de liberté avec les règles de bonne conduite !C'était le cas d'une jeune fille prétendant voyager seule à la tombée de la nuit.C'était le cas aussi des hommes attardés la nuit pour avoir bu trop de cidre dans le village situé au-delà de la lande !Plus généralement il était recommandé à chacun de rester sagement chez lui le soir, évitant ainsi les rencontres pouvant mal finir par l'intervention des Korrigans.

Septembre dans la lande
Huile sur toile
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375
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50 x 60
CM
Septembre dans la lande
Septembre dans la lande
Septembre dans la lande

Il s’agit d’une lande exploitée par 4 villages. Elle est composée principalement d’ajoncs dédiés à la litière et fagots. A ces ajoncs plus au moins hauts, se mêlent bruyères, fougères, mousses et graminées multiples. Au centre, une parcelle récemment défrichée a livré son blé noir. A la périphérie de cet ensemble homogène, des friches composées de prairies et taillis plantés de chênes et bouleaux. Des talus boisés assurent la liaison de ces deux ensembles. Difficile de dire si ces talus appartiennent à l’un ou l’autre de ces ensembles. Telle une horloge dont les différentes roues tournent sur elles-mêmes tout en participant au mécanisme de l’ensemble, les composantes de ce territoire demeurent en harmonie d’une saison à l’autre et du matin au soir. C’est le miracle de la bio diversité.

Le chantier des genets
Huile sur toile
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312
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60 x 50
CM
Le chantier des genets
Le chantier des genets
Le chantier des genets

Jusqu'en 1930, le genet était semé à 2 titres.Il contribuait à régénérer la terre, tout en produisant un peu d'herbe etdu bois à fagots.Au bout de 3 ans, une fois les fagots « récoltés » il fallait arracher lessouches afin de procéder au défrichage et que la parcelle retrouve unerécolte de blé noir.Alors que les femmes pouvaient participer au façonnage des fagots,l'arrachage des souches revenait à des hommes en bonne santé !Les voisins apportaient leur concours dans le cadre d'une réciprocitérésultant de l'entraide.Ce travail sera exécuté à la sortie de l'hiver, et le défrichage suivra.Le fagot de genet était loin d'avoir une valeur négligeable. Comme ilétait très apprécié par les boulangers ou par la compagnie des Indesqui l'exigeait dans ses appels d'offre, on peut dire qu'il s'agissaitd'une récolte.

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