LES LANDES

Les grands espaces

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Huile sur toile
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357
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60 x 50
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La Lande sous la neige
La Lande sous la neige

Dans la nuit, une fine couche de neige s’est posée en douceur sur la Lande. Autour de la chapelle silencieuse, engourdie chaque chose est à sa place. Sous ce léger manteau blanc, personne ne viendra travailler, personne ne passera…et pourtant cette lande est bien vivante. Cette neige est si fine qu’il est aisé de reconnaître l’ajonc, la bruyère, les talus, les cheminements, chênes, saules etc. De même, il est aisé de deviner celui qui a fait les fagots, celui qui a coupé la litière, celle qui est venue laver à la fontaine. La chapelle, immobile, attendra ainsi quelques jours et bientôt retrouvera ses fidèles.

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Saint Roch attend ses chevaux
Huile sur toile
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402
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100 x 80
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Saint Roch attend ses chevaux
Saint Roch attend ses chevaux
Saint Roch attend ses chevaux

Juin s’achève ; l’été est là. Aujourd’hui c’est un grand jour pour les chevaux ! Alors qu’ils ont été très sollicités depuis le mois de mars, la lande les attend pour la bénédiction. Saint Eloi était reconnu pour être le patron des forg€rons et dans le même temps le protecteur des chevaux. A Quistinic, à défaut de Saint Eloi, Saint Roch faisait très bien l’affaire ! Reconnu pour être le patron des guérisseurs, les chevaux pouvaient compter sur lui ! Depuis la chapelle, sur cette hauteur il peut voir venir à lui les chevaux arrivant des villages des environs. Chaque cheval, la tête haute, fier d’être à l’honneur avance vers lui, souvent orné de tresses de fleurs. S’il était doux, il pouvait être conduit par un adolescent, fier à son tour d’être ainsi perché. Tout au long des chemins et sentiers, les amis, les voisins, enfants, adultes tous tenaient à accompagner leur cheval. Ceux dans l’incapacité de faire cette marche trouvaient une place dans les chars à bancs. La fête terminée, chacun retournera, heureux à son village et les chevaux retrouveront l’écurie. Dès demain, la moisson imposera à tous des journées longues et rudes. A peine l’été terminé l’automne à son tour imposera les labours et charrois.

Le pardon des chevaux dans la lande
Huile sur toile
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319
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60 x 50
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Le pardon des chevaux dans la lande
Le pardon des chevaux dans la lande
Le pardon des chevaux dans la lande

La tradition voulait que les chevaux soient conduits une fois l'andevant une chapelle et sa fontaine pour une bénédiction au nom de StEloi ou St Cornely.L'été est proche, les chevaux ont beaucoup travaillé depuis le mois demars.De ce fait ils seront plus dociles pour un rassemblement inhabituel.Souvent décorés de tresses de fleurs, ils seront montés par des enfantset adolescents alors que le maître tiendra la bride.Les chevaux arrivent des villages voisins par les sentiers et cheminsconduisant à la lande.A pied, les enfants, adultes et personnes âgées accompagneront leurcheval dont ils sont si fiers.Une fois la benédiction achevée, chacun reprendra la route de sonvillage où d'autres animaux les attendent.

Saint Roch attend ses chevaux
Huile sur toile
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382
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100 x 80
CM
Saint Roch attend ses chevaux
Saint Roch attend ses chevaux
Saint Roch attend ses chevaux

Juin s’achève ; l’été est là. Aujourd’hui c’est un grand jour pour les chevaux ! Alors qu’ils ont été très sollicités depuis le mois de mars, la lande les attend pour la bénédiction. Saint Eloi était reconnu pour être le patron des forg€rons et dans le même temps le protecteur des chevaux. A Quistinic, à défaut de Saint Eloi, Saint Roch faisait très bien l’affaire ! Reconnu pour être le patron des guérisseurs, les chevaux pouvaient compter sur lui ! Depuis la chapelle, sur cette hauteur il peut voir venir à lui les chevaux arrivant des villages des environs. Chaque cheval, la tête haute, fier d’être à l’honneur avance vers lui, souvent orné de tresses de fleurs. S’il était doux, il pouvait être conduit par un adolescent, fier à son tour d’être ainsi perché. Tout au long des chemins et sentiers, les amis, les voisins, enfants, adultes tous tenaient à accompagner leur cheval. Ceux dans l’incapacité de faire cette marche trouvaient une place dans les chars à bancs. La fête terminée, chacun retournera, heureux à son village et les chevaux retrouveront l’écurie. Dès demain, la moisson imposera à tous des journées longues et rudes. A peine l’été terminé l’automne à son tour imposera les labours et charrois.

Le pardon de Saint-Éloi (la bénédiction)
Huile sur toile
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91
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50 x 60
CM
Le pardon de Saint-Éloi (la bénédiction)
Le pardon de Saint-Éloi (la bénédiction)
Le pardon de Saint-Éloi (la bénédiction)

Nous sommes dans la dernière quinzaine d'août.La moisson est terminée et les labours de l'automne sont pour plus tard. Une pause bien méritée, en somme, pour ces chevaux et leurs maîtres.Avant tout, il s'agissait d'une fête religieuse. L'occasion de bénir et par conséquent de protéger le cheval auquel l'on devait tout. Le cheval était accompagné de tous ses supporters - qu'ils soient venus à pieds ou en char à banc- comme lui, ils participeront à la procession et à la messe. Seul le cheval était particulièrement soigné, habillé et paré. La queue et la crinière tressées et ornées de fleurs. Il donnait l'impression d'en être fière, lui-même. Il devait tenir son rang car connu de tous, dans un rayon de quelques kilomètres. Pour les chevaux les plus doux, il était courant que ce jour là, exceptionnellement, il soit monté par un adolescent.Cette chapelle, dite de Saint Roch, se trouve entre Pont-Augan et Quistinic, non loin du Blavet.Depuis longtemps, les chevaux ne viennent plus à elle.

Le pardon de Saint-Eloi
Huile sur toile
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41
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50 x 60
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Le pardon de Saint-Eloi
Le pardon de Saint-Eloi
Le pardon de Saint-Eloi

Nous sommes dans la deuxième quinzaine d'août.La moisson est terminée, et les labours de l'automne sont pour plus tard.Une pause bien méritée en somme, pour ces chevaux et leurs maîtres.Avant tout il s'agissait d'une fête religieuse. L'occasion de bénir, et par conséquent, de protéger le cheval auquel on doit tout.Le cheval est accompagné de tous ses supporters.Qu'ils soient venus à pied ou en char à bancs.Comme lui, ils participeront à la procession et à la messe.Il est particulièrement soigné, habillé, paré. La queue et la crinière tressées et ornées de fleurs.Il donnait l'impression d'en être fier lui-même.Il devait tenir son rang, car il était connu de tous dans un rayon de quelques kilomètres.Pour les chevaux les plus doux, il était courant que ce jour là, exceptionnellement, ils soient montés par des adolescents.Cette chapelle dite de Saint-Roch se trouve entre Pont-Augan et Quistinic, non loin du Blavet.Depuis bien longtemps, les chevaux ne viennent plus à elle.

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La lande des Korrigans
Huile sur toile
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281
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50 x 60
CM
La lande des Korrigans
La lande des Korrigans
La lande des Korrigans

Korrigans et landes sont généralement associés dans la culture bretonne.Chaque petit territoire "arrangeait" les légendes afin de les faire coller le plus possible à la topographie locale.Les zones dîtes friches, landes, tourbières, taillis n'étaient guères "habitées" au quotidien puisqu'elles n'étaient pas cultivées.En hiver on y prélevait litière, bois et ajonc.Pas étonnant donc que cet espace soit réservé aux Korrigans.Ces Korrigans de petite taille apparaissant seulement de nuit pouvaient facilement alimenter l'imaginaire des enfants.En particulier ils avaient la réputation de punir ceux qui prenaient trop de liberté avec les règles de bonne conduite !C'était le cas d'une jeune fille prétendant voyager seule à la tombée de la nuit.C'était le cas aussi des hommes attardés la nuit pour avoir bu trop de cidre dans le village situé au-delà de la lande !Plus généralement il était recommandé à chacun de rester sagement chez lui le soir, évitant ainsi les rencontres pouvant mal finir par l'intervention des Korrigans.

La chasse à l'écureuil
Huile sur toile
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58
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50 x 60
CM
La chasse à l'écureuil
La chasse à l'écureuil
La chasse à l'écureuil

Cela se passait le dimanche après-midi.Le soleil même timide favorisait la sortie de l'animal.

En décembre, les arbres étaient parfaitement dépouillés de leurs feuilles. Ceci, par les vents de novembre pour le plus gros et par les gelées de décembre pour la finition. Dès que l'animal avait été repéré, l'aboiement des chiens à vaches constituait l'appel à l'aide et très vite le malheureux avait à ses trousses une vingtaine de personnes. Cela ne l'empêchait pas de garder de grandes chances de s'en sortir. Les lance-pierre n'étaient pas très précis. Pour se tirer d'affaire, il lui fallait soit un taillis à proximité ou tout simplement quelques vieux chênes creux couverts de lierre. Après quelques heures, l'animal épuisé s'immobilisait sur une branche. Il suffisait alors de la secouer pour qu'il tombe au sol, les chiens se chargeant alors du travail final.

Les vaches et la lande (fin de l'hiver)
Huile sur toile
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60 x 50
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Les vaches et la lande (fin de l'hiver)
Les vaches et la lande (fin de l'hiver)
Les vaches et la lande (fin de l'hiver)

Nous sommes en mars. Le printemps s'annonce mais les traces de l'hiver sont bien présentes.La sève monte et les bouleaux ont abandonné leur blanc pâle pour se teinter de rose en attendant l'apparition de leurs petites feuilles.A l'abri, le long des talus, l'herbe reprend vie.Les jours sont plus longs mais les greniers à foin sont vides, les choux et betteraves épuisés alors sans attendre, les enfants doivent conduire les vaches à la lande.La lande étant à disposition de la communauté, deux ou trois enfants étaient nécessaires à la surveillance de 5 ou 6 bêtes.Ceux qui préparaient le certificat d'étude en profitaient pour apprendre les leçons d'histoire et de géographie, tandis que les autres organisaient des jeux (cache-cache, balançoire et tenet).Quand le froid était présent nous étions autorisés à allumer un feu et à griller des châtaignes.

La partie de « vellat » dans la lande
Huile sur toile
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60 x 50
CM
La partie de « vellat » dans la lande
La partie de « vellat » dans la lande
La partie de « vellat » dans la lande

Appelé soule en français ce jeu était largement pratiqué sur lescommunes de Languidic, Pluvigner et Branderion.Il cessera avec la seconde guerre mondiale. Les règles existaient afinde limiter et contenir les brutalités éventuelles.Deux villages s'opposaient généralement.Une fois les grands travaux de l'été achevés, alors que le sol étaitencore sec, le dimanche après-midi ce vellat commençait par unrassemblement dans la lande.Cela se passait pieds nus, libérés des sabots de bois les participantspouvaient se lancer alors dans des courses folles les conduisant de lalande au village désigné pour la conclusion.Les obstacles ne manquaient pas : barrières, ruisseaux, chemins creux,parcelles cultivées etc…Une fois la balle lancée en l'air, la lutte s'engageait principalementdans la lande, sous le regard des curieux venus pour le spectacle.Dès qu'un joueur se dégageait, il se lançait vers le village où il luifaudrait loger la balle dans un four à pain.Sur son chemin, des adversaires étaient placés cherchant ainsi àintercepter celui échappé.De nouvelles mêlées se développaient alors…Finalement, vainqueurs et vaincus se retrouveront autour d'unebarrique de cidre !

La partie de “Velat”
Huile sur toile
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203
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50 x 60
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La partie de “Velat”
La partie de “Velat”
La partie de “Velat”

Le "Velat", un jeu qui s'est éteint avec la dernière guerre était largement pratiqué sur les communes de Languidic, Pluvigner, et Brandérion.Quelques repères pour qualifier ce jeu.Il pouvait se comparer au Rugby.Deux équipes s'affrontaient avec quelques règles afin d'éviter les brutalités éventuelles.Comme pour une touche, la balle était lancée en l'air et celui qui la saisissait devait la placer dans un but déterminé à l'avance, souvent dans le foyer de telle ou telle maison d'un village.Si le porteur de la balle était plaqué, celle-ci devait être remise en jeu.Les courses-poursuites étaient spectaculaires par les chemins creux et sentiers.Ce jeu se pratiquait de préférence à l'automne ce qui permettait de courir les pieds nus.Le départ du jeu se faisait généralement dans les landes, loin des habitations.Le ballon plus petit que celui de rugby était bourré de sciure de bois.

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La traversé de la lande (le taupier)
Huile sur toile
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50 x 60
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La traversé de la lande (le taupier)
La traversé de la lande (le taupier)

L’automne s’achève. Les taupes s’activent pour finir de mettre à l’abri de quoi passer l’hiver proche. C’est le moment de poser les pièges, à la périphérie des prairies, le long des talus et haies. Au printemps prochain un second passage finira le travail. De village en village, notre taupier passe forcément par le sentier le plus court, celui qui traverse la lande commune. C’est aussi la haute saison pour le coupeur d’ajonc, profitant de l’humidité de l’automne. La rencontre de nos deux personnages sera l’occasion d’une pause (ils appartiennent à une même école, celle des indigents actifs !) Il sera question des actualités de la commune et des villages proches. Avant de se quitter ensemble ils regarderont le ciel pour mieux évoquer le temps qu’il fera les jours prochains.

Les traversées de la Lande (Le couvreur de chaume)
Huile sur toile
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38 x 46
CM
Les traversées de la Lande (Le couvreur de chaume)
Les traversées de la Lande (Le couvreur de chaume)

Nous sommes début octobre. Le blé noir debout est sur le point de rejoindre l’aire à battre où les fléaux attendent. Le coupeur est là c’est la pleine saison des mottes de litière. Le couvreur de chaume aussi est très actif : la moisson du seigle lui a fourni une paille souple que les toits de chaume attendent avant les tempêtes de novembre et décembre. Dans son sac, une spatule en bois et 2 faucilles bien affutées pour la finition. Dans leur conversation il sera beaucoup question du temps qu’il va faire et bien sur de la santé des gens des villages voisons.

Les traversées de la Lande (Le retour du taureau)
Huile sur toile
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361
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38 x 46
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Les traversées de la Lande (Le retour du taureau)
Les traversées de la Lande (Le retour du taureau)

La nuit tombe sur la lande. La vache en chaleur a été présentée au taureau du village voisin. La traversée de la lande s’impose donc pour rejoindre le village en question. Pour le retour, aucune difficulté, la vache est pressée de rejoindre son étable ou son veau l’attend. Inutile de la tenir par la corde, elle connaît sa route il suffit de la suivre. Le « bugul » devra courir de temps en temps pour ne pas être distancé. Le coupeur de lande n’est pas présent. C’est normal car après sa journée il lui faut rejoindre sa hutte à plus d’une heure de marche. Demain, tôt, pour profiter de la rosée il sera de retour pour celui qui aura l’occasion de traverser la lande : le chasseur de taupes, ou le réparateur de parapluie par exemple !

Les traversées de la Lande (« Le vétérinaire »)
Huile sur toile
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360
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38 x 46
CM
Les traversées de la Lande (« Le vétérinaire »)
Les traversées de la Lande (« Le vétérinaire »)

Le printemps s’est posé sur cette lande commune à trois villages. Le coupeur est arrivé très tôt pour mieux profiter de la rosée du matin. C’est l’heure de sa pause « casse-croûte ». De passage, le pseudo vétérinaire s’arrête le temps d’un échange, et d’annoncer sa destination. Pas tout à fait indigent, ce personnage est reconnu pour son savoir faire « autour » des chevaux. Aujourd’hui c’est un jeune poulain qui l’attend, il doit lui couper la queue, afin qu’elle cesse de s’allonger. Pour cela il dispose d’un couteau, des ciseaux et d’un fer qui une fois rougi dans la braise lui permettra de cautériser la plaie avant la pause d’un pansement. Au passage il s’intéressera à la jument s’assurant qu’elle se porte bien.

Les traversées de la Lande (L’homme au renard)
Huile sur toile
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358
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38 x 46
CM
Les traversées de la Lande (L’homme au renard)
Les traversées de la Lande (L’homme au renard)

L’été se retire. Les bouleaux voient leur feuillage léger jaunir. La bruyère brunie par la chaleur de l’été enveloppe ici ou là les touffes d’ajonc en fleurs. La haute saison du coupeur d’ajonc commence : la fraicheur de la rosée du matin donnera à l’ajonc la souplesse nécessaire au façonnage des mottes de litières. Durant tout l’hiver les étables réclameront cette litière pour mieux produire le fumier nécessaire au printemps prochain. L’homme au Renard est de passage, son panier sera généreusement garni, les poules ayant profité du grain laissé dans l’aire à battre après la moisson. Chacun peut imaginer la conversation entre ces deux indigents!.

La vache au taureau
Huile sur toile
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118
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50 x 60
CM
La vache au taureau
La vache au taureau

Un paysage à la frontière de deux villages, là où les parcelles se rencontrent.Une zone en creux, là où les prairies accompagnent doucement le petit ruisseau qui vient de naître au flanc d'une colline encore en friche.De part et d'autre de ces prairies, la lande commune où chacun vient récolter sa quote part d'ajonc et de bruyère.Le taureau habite le village voisin. La vache se déplace. Comme elle est en chaleur, il faut la tenir fermement pour éviter de la perdre en cours de route.L'enfant l'accompagne avec son bâton, prêt à intervenir. C'est une belle occasion pour lui d'aller à la découverte de ce village hors frontière. Le retour sera plus calme.La vache satisfaite était capable de rentrer seule à son étable. C'est là que l'enfant retrouvait son rôle de "bugu" alors que son père pourrait être retenu par son collègue, le temps d'échanger quelques nouvelles au bout d'une barrique de cidre.

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