

C’est début juillet. Dans les prairies, la fauche est imminente. Alors qu’un faucheur bat sa faux, un second sépare ce qui appartient au talus et ce qui deviendra foin. Les oseilles sauvages dominent les graminées, cardamines et boutons d’or, imposant à l’ensemble cette tonalité brun-rosé.
Dans la lande, la bruyère est en fleurs alors que l’ajonc abandonne son jaune d’avril-mai. Une petite parcelle de blé noir se distingue également par la blancheur de ses fleurs. Deux personnes, avec faucille et fourche, séparent la lande de la récolte de blé noir à venir. La lande a toujours toléré le blé noir semé lors d’un défrichement. En effet, celui-ci a toujours contribué à la réussite du défrichement par sa capacité à recouvrir le sol dès la levée de ses graines. Dans ce lieu unique, prairies et landes mènent une vie de couple. Chacune apporte ses microsystèmes et le dialogue est tel que l’harmonie de l’ensemble demeure tout au long de l’avancement des saisons. Un miracle de la biodiversité !



