

En Morbihan, le « lannec » évoquait une petite lande ou landier. Le terme de lande était réservé généralement à l'espace partagé entre plusieurs exploitations et bien souvent commun à deux voire trois villages. On y trouvait à l'état sauvage : bruyère, ajonc, genêt et diverses graminées.
Le « lannec » abritait exclusivement de l'ajonc semé, le plus souvent réservé au cheval compte tenu de sa qualité. Pour maintenir cette qualité, cette petite parcelle était renouvelée au bout de trois à quatre ans. En surface, le tout était coupé pour en faire de la litière. Les racines arrachées puis séchées faisaient un excellent bois de chauffe. Elle sera défrichée à la houe et semée d'ajonc parfois complété de seigle. Ce petit espace de terre maigre convenait à l'ajonc, tandis que le reste de la parcelle était destiné aux plantes fourragères et céréales. Cet ajonc précieux était ainsi protégé dans un champ clos. Dans une exploitation moyenne il était courant de disposer de 5 à 6 « lannecs ».




