MON VILLAGE

Autour des bâtiments, une circulation partagée

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Huile sur toile
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60 x 50
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Saint Nicolas et sa chapelle
Saint Nicolas et sa chapelle

- Une belle journée de mai dans ce petit village entre Kergonan et Languidic.
- Un village ordinaire ou chaque chose est à sa place.
- Des gens ordinaires au quotidien.
- Derrière les habitations dans le "liorh" tapissé de pâquerettes le poulain de l'année avec sa mère.
- Au milieu de ce quotidien, une chapelle silencieuse alors qu'elle est entourée des siens depuis plus de cinq siècles !
- De nos jours cette harmonie nous parait si fragile.
- On aimerait tant qu'elle continue tous les jours et non pas seulement le dix août jour de la Saint Laurent.

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Le cerclage des roues
Huile sur toile
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60 x 50
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Le cerclage des roues
Le cerclage des roues
Le cerclage des roues

Le hameau de Kergonan avait son charron et son forgeron, lesquels collaboraient naturellement à chaque fois qu'il s'agissait de marier le bois et le fer.

Cela se passait près de l'eau, sur le terrain de la communauté, tout à côté du lavoir, c'est à dire non loin du bouilleur de cru. Le charron apporte les deux roues en orme, le forgeron les bandages et les longues pinces. Un feu circulaire portera le feu au rouge et c'est là que la phase délicate va commencer. Un tel évènement est connu d'avance, aussi il ne faut pas s 'étonner si ce jour-là, les places autour du lavoir seront bien occupées.

Arrivée du paysan de bord de mer
Huile sur toile
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Arrivée du paysan de bord de mer
Arrivée du paysan de bord de mer
Arrivée du paysan de bord de mer

Le troc oignons/ céréales

Chaque année, la moisson achevée, nous avions droit à la visite du cultivateur de bord de mer !

De porte en porte, il échangeait ses oignons et carottes contre les céréales (seigle, blé, blé noir). Il venait de la région de Plouhinec, à 30 km donc, et cependant nous le percevions comme un étranger arrivant d'un pays lointain.

Son accent était différent, ses habits, son cheval était plus léger ainsi que sa charrette.

Ceci s'expliquait bien dès lors qu'il venait de terres moins lourdes que celles de ma commune.

Parfois sa femme l'accompagnait. Il dormait chez l'habitant, ou plutôt dans le grenier de l'habitant.

Le village de dos
Huile sur toile
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Le village de dos
Le village de dos
Le village de dos

La maison nous accueillait côté face. Portes, fenêtres, fleurs, puits autant de signes qui faisaient que le visage de la maison coïncidait avec sa seule façade.

Si le dos n'avait pas de visage, il pouvait ne pas être délaissé et avoir aussi sa vie. C'était le cas des villages constitués de deux longères, l'une regardant le dos de l'autre. Dans ce cas, venir s'occuper d'une haie était surtout l'occasion de saluer son voisin. Il arrivait aussi que la longère prenait appui sur une colline (le cas du tableau) de telle sorte qu'il devenait commode d'organiser l'accès au grenier par le dos -quelques marches suffisaient. Dans ce cas, les allées et venues étaient si nombreuses que ces maisons avaient deux visages, l'un en façade, un second dans le dos.

L'homme au renard
Huile sur toile
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L'homme au renard
L'homme au renard
L'homme au renard

C'était l'époque où le renard s'attaquait à la basse-cour.

Une poule volée! un manque à gagner non négligeable.

Quand le renard était pris, il était convenu que l'heureux chasseur passait lui-même apporter la preuve de son exploit et surtout « empocher » la récompense, c'est à dire quelques oeufs!

Il était généralement convenu que « la patronne » reconnaisse son renard, celui même qu'elle avait déjà surpris à roder...

Cette vérification était bien utile car il arrivait aussi que le renard, une fois la récolte achevée, était cédé à un « collègue » qui s'en servait à son tour sur un autre secteur!!!

Notre personnage voudrait être celui dit le « boucher de Kerdanué ».

La chute du sapin de croix
Huile sur toile
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La chute du sapin de croix
La chute du sapin de croix
La chute du sapin de croix

Il était naturel que chaque village soit repérable par son sapin de croix - un peu comme le bourg autour de son clocher.

La végétation était alors si serrée que le voyageur était bien souvent heureux de s'orienter ainsi. Son tronc était si long que sa chute ne pouvait se faire naturellement sans dégâts. Une longue corde permettait de la diriger. L'un des scieurs conduit la manœuvre délicate à la corde.

Les autres placés dans l'ordre du plus fort, capables de réagir avec l'arbre, au plus lourd, servant de contrepoids, terminent le travail.

Au pignon de la ferme, les vieux assistent un peu triste à la chute de leur clocher.Une fois tombé, son tronc pourra servir à faire une belle échelle- celle servant habituellement à traiter les toits de chaume.

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Huile sur toile
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60 x 50
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Dans “les Flouren”
Dans “les Flouren”
Dans “les Flouren”

Le terme "Flouren" pourrait ainsi se traduire :

Petite prairie à l'abri des vents du nord recevant les premiers rayons timides du printemps, irriguée à partir d'une fontaine, à proximité du village.

A la sortie de l'hiver, chaque jour il était possible d'y faucher un peu d'herbe tendre si précieuse pour compléter ajonc, lierre et houx broyés.

Le chemin pour s'y rendre était à l'échelle des quantités récoltées, le passage d'une brouette suffisait largement. Plus simplement encore, le contenu d'un tablier suffisait à alimenter quelques lapins ou la vache qui venait d'avoir un veau.

Le microclimat de ces petits endroits était très apprécié des oiseaux qui y installaient les premiers nids (merles, roitelets, rouges-gorges).

Huile sur toile
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Les flourennes en mars
Les flourennes en mars
Les flourennes en mars

En mars les flourennes étaient très appréciées.

A la fin de l'hiver elles apportaient un peu d'herbe fraiche quicomplètera parfaitement l'ajonc, le houx et le lierre.Les greniers sont vides depuis février et dans les champs, seigle et trèfle ne seront pas disponibles avant fin avril.

Une flourenne c'est avant tout un micro climat :

• Là où se rejoignent les deux versants orientés de telle sorteque ni les vents du nord-est, ni celui venant de la mer neviendront perturber cette douceur relative.

• Une flourenne se doit de recevoir de l'eau issue d'une sourceproche car l'eau d'un ruisseau est bien trop fraiche.Ces quelques minuscules prairies sont dans un système d'irrigationorganisé collectivement.

Le printemps s'installera dans cet endroit 2 à 3 semaines avant qu'iln'arrive dans les prairies ordinaires.

Le coucou, mais aussi les merles, rouges-gorges et roitelets sont bienau courant.

Les primevères, pervenches et violettes sont également averties !

Huile sur toile
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60 x 50
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Début mars
Début mars
Début mars

L’hiver n’a pas tout à fait cédé la place. Les nuits demeurent fraîches. Le matin, les gelées blanches sont encore là. Le bétail a vidé les greniers, et il faut continuer à cueillir l’ajonc, le houx, le lierre. Mais le printemps a fait quelques pas timides. Le soleil est plus haut dans le ciel. La terre a ouvert un œil, la sève monte, noisetiers et saules se couvrent de chatons. Le long des talus, à l’abri, la primevère est très présente. Les oiseaux dans les haies s’activent, chantent. Les ruches ont repris leur place à l’abri face au lever du soleil. Le lavoir s’est réveillé, l’eau est moins froide, le moment est venu de sortir le linge qui attendait son heure. Il sèchera, placé sur les haies. Le printemps est bien là, le cerisier est le premier à en profiter.

Huile sur toile
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60 x 50
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Autour du lavoir
Autour du lavoir
Autour du lavoir

Dès les premières belles journées du printemps le lavoir se réveille à son tour.

L'eau y est moins froide.

Par beau temps le linge se lave mieux disait on !

La présence du soleil par des journées plus longues favorise le séchage du linge que l'on étendra sur les haies, les touffes d'osier ou sur l'herbe tout simplement.

Le lavoir sera complet aussi mieux vaut arriver le plus tôt possible pour choisir les bonnes pierres !

Le potager voisin, comme le lavoir est très visité à son tour le moment est venu de profiter du réveil de la terre.

La fontaine aussi se mêlera à ce renouveau.

Rien de tel que le printemps pour activer les rencontres et les conversations.

Huile sur toile
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50 x 60
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La lessive de Printemps
La lessive de Printemps
La lessive de Printemps

Il s'agissait d'une « grande lessive ».Les draps et chemises étaient bien souvent en toile de chanvre et lin -d'où la nécessité de les bouillir.Les hommes étaient ce jour là à disposition des femmes. Les tâches pénibles ne manquaient pas.Un tel rassemblement du village autour de son lavoir devenait généralement une fête. Les haies préparées en conséquence, servaient de fil à linge.Elle avait lieu une fois l'an -dès les premiers jours du printemps généralement.

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