MON VILLAGE

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Huile sur toile
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60 x 50
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L'heure du repas des bêtes
L'heure du repas des bêtes

En hiver, autour des 16 heures, il faut nourrir le bétail.Pour les vaches, un peu de foin complété de lierre et de houx hachés avec le coupe-ajonc. Le cheval, en attendant une ration de bon foin pour passer la nuit, recevra quelques betteraves arrosées d'eau chaude, le tout complété d'avoine noire.Les porcs sont de loin les plus exigeants. Pommes de terre et betteraves encore chaudes seront écrasées. On y ajoutera un peu de petit lait, l'eau grasse issue de la vaisselle, et du son. Celui destiné à être abattu pour le charnier familial recevra une ration plus riche en pommes de terre et céréales.les vaches ne réclament guère leur repas, le cheval tout au plus manifestera son impatience en frappant son sabot.A l'inverse, les porcs lâchent des cris effrayants. Bien souvent, depuis les champs, nous entendions ceux des villages voisins réclamer leur repas. C'était un bon repère pour connaître l'heure et la direction des vents.

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Février – au service du troupeau
Huile sur toile
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60 x 50
CM
Février – au service du troupeau
Février – au service du troupeau
Février – au service du troupeau

Alors que l'hiver est loin de s'achever, que les friches poursuivent leur sommeil il n'est pas question de sortir le troupeau.

Dans les remises, aires à battre et greniers, la paille, un peu de foin, un reste de betteraves ne suffiront pas à maintenir les vaches.Un seul recours :L'ajonc sauvage, le lierre, et le houx qu'il faut récolter sur les talus pour les broyer.

Tous les jours cette séquence s'imposera.C'est le thème de la toile.Le manège entraîne le hache-lande, alors que le moulin à pommes est débranché une fois la fabrication du cidre achevée.Cette remise ouverte pouvait recevoir une charrette.

Le pressoir y est installé en fixe alors que le cidre est au frais dans la cave placée sur le côté.La brouette de choux fourragers est destinée aux quelques vaches qui donnent un peu de lait.Au couteau, le chou est fendu de la tête au pied.

La coupe de cheveux
Huile sur toile
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60 x 50
CM
La coupe de cheveux
La coupe de cheveux
La coupe de cheveux

Durant mon service militaire, vers 1930, sur le mont qui surplombe le port d'Oran en Algérie, mon père était le coiffeur du régiment!

Pourquoi une telle promotion, alors qu'il savait tout juste « coiffer » les chevaux, alors qu'il était domestique dans une ferme du Maine-et-Loire?

De retour de son service, maîtrisant les ciseaux et la tondeuse, rien de plus normal qu'il se mette au service des voisins, chaque fois qu'il fallait faire une coupe à l'occasion des mariages, décès et pardons.

Cela se passait le dimanche après-midi.En été, à l'ombre d'un pommier, c'était parfait.

En hiver, il fallait se mettre à l'abri et si possible devant une porte donnant au sud pour mieux prendre la lumière nécessaire à la conduite de la tondeuse. En guise de siège, la chaise convenait bien.

Dans mon enfance, il était question de la coupe dite « du bol ». Le bol posé sur la tête servait de guide pour les ciseaux. Avec mes frères, nous y avons donc échappé, profitant de la tondeuse mécanique de mon père.

Le broyage de l'ajonc
Huile sur toile
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60 x 50
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Le broyage de l'ajonc
Le broyage de l'ajonc
Le broyage de l'ajonc

C'est l'hiver et les réserves pour le bétail sont réduites.

Un peu de foin pour le cheval prioritaire.Un peu de paille pour les vaches, quelques betteraves et navets, quelques choux si les gelées n'ont pas été trop dures.L'inventaire est maigre et il faut avoir recours au houx, lierre et ajonc.

L'ajonc de qualité reviendra au cheval (*)Une fois récolté sur pied dans le « Lannec » il est haché fin par un hachoir entraîné par le manège lui-même tiré par le cheval.

Pour les vaches, l'ajonc fourrager (*) sera haché en mélange avec le houx et le lierre.(*) A propos d'ajonc et lande en bretonLann : terme générique utilisé pour traduire l'ajonc et lieu où pousse l'ajonc sauvageLann bil : ajonc fourragerLanneg (Had) : parcelle d'ajonc seméLann groah : ajonc nain mêlé à la bruyère

Le tri des pommes de terre
Huile sur toile
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60 x 50
CM
Le tri des pommes de terre
Le tri des pommes de terre
Le tri des pommes de terre

La fin de l'hiver est proche.C'est le moment de choisir les plants de pommes de terre qui seront posés à Pâques au fond du sillon. Il faut mettre toutes les chances de son côté pour prétendre faire une bonne récolte en Septembre. Les jeunes plants seront mis en cagette le temps de germer à l'abri de la lumière.Cela se passait au grenier, sous le toit de chaume. Un lieu très apprécié pour le travail en cette saison. A l'abri du vent et du froid, coupé des bruits par cet épais matelas de paille. Un lieu presque magique où le silence était si fort que la conversation était proche du chuchotement.De temps à autre, mon grand-père appuyait son dos contre la colonne de la cheminée, « le temps de réchauffer un peu mes poumons », disait-il!

La fabrication du cidre
Huile sur toile
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92
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60 x 50
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La fabrication du cidre
La fabrication du cidre
La fabrication du cidre

L'hiver est là. Les labours terminés, il n'est plus question de travaux dans les champs. La terre se repose pour mieux "donner" au printemps prochain.À la ferme, novembre et décembre ne sont pas de trop pour transformer en cidre une belle récolte de pommes.Avant les pluies, en octobre principalement, elles ont été ramassées, regroupées à la ferme par variétés et recouvertes d'une couche de paille. Elles finiront ainsi de mûrir.Broyer les pommes demande quatre à cinq personnes : deux pour actionner le moulin, les autres assurant l'approvisionnement de la machine.Le patron a en charge la conduite de la motte dans le pressoir : une couche de pommes broyées, puis une couche de belle paille de froment, à travers laquelle s'écoulera le cidre dès que le pressoir sera mis en action.Les enfants sont autorisés à se tenir proches. Ils peuvent ramasser les pommes égarées, et, en récompense, à l'aide d'une paille, boire le premier cidre doux qui s'écoule du pressoir.

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L'heure de la traite
Huile sur toile
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50 x 60
CM
L'heure de la traite
L'heure de la traite
L'heure de la traite

Novembre est là, les journées sont bien courtes et le bétail ne trouve guère de quoi s'alimenter dans les friches et parcelles.Il fait bon dans cette étable qui réunit vaches, cochons, veaux et cheval.Si le volume de lait recueilli est faible le beurre est de qualité.La traite est une affaire de femme alors que le mari, prendra en compte son cheval et les porcs.L'enfant dans l'échelle est là pour la conversation. Il apprécie également la chaleur de l'étable. En attendant d'être sollicité éventuellement il peut toujours apprendre sa récitation.Le chat toujours présent à cette occasion sera autorisé à boire un peu de lait s'il a bien chassé.

On tue le cochon
Huile sur toile
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95
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60 x 50
CM
On tue le cochon
On tue le cochon
On tue le cochon

Cette opération était pratiquée en automne ou en hiver, dès que la température n'était plus un risque pour le travail de la viande.

L'animal pouvait approcher les 150 kilos aussi trois hommes n'étaient pas de trop pour l'immobiliser sur un banc. Il était égorgé ce qui n'était pas une tâche aisée. Son cri était si violent que les villages voisins apprenaient la nouvelle de l'animal lui-même. Une bonne nouvelle car elle était le signe d'un peu de saucisse et de pâté frais. Le lit de paille recevra le corps le temps de l'épiler à l'eau chaude.

Pour le ressuyage, une échelle fera l'affaire.

Mon père avait la fâcheuse habitude de le pendre toute la nuit dans la pièce où se trouvait mon lit, cette masse dans l'ombre était terrifiante. La vessie nous était réservée, le plus difficile était de la gonfler pour en faire un ballon.

La truie et sa portée (la veillée à l'étable)
Huile sur toile
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60 x 50
CM
La truie et sa portée (la veillée à l'étable)
La truie et sa portée (la veillée à l'étable)
La truie et sa portée (la veillée à l'étable)

La mise bas de la truie état un évènement important.

Les porcelets étaient placés dans une moitié de tonneau en guise de berceau. Toutes les 2/3 heures pour la tétée, ils étaient pris en douceur et mis sur la mère le temps que chacun s'habitue à une tétine. La première nuit, il était donc normal de la passer sur la paille en compagnie de la truie.

Dès que la mise bas était terminée, la truie recevait une tartine de pain de seigle au lard. C'était plus un test de bonne santé qu'une récompense véritable.

Le vieux et la jument
Huile sur toile
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12
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60 x 50
CM
Le vieux et la jument
Le vieux et la jument
Le vieux et la jument

À l'inverse de notre époque, chaque vieux était utile -il se sentait comme tel.

Dans le cas présent, il s'occupe du feu, çà lui donne de la chaleur. Il pourra se cuire une petite pomme mais son expérience sera surtout appréciée pour surveiller le feu. Ce n'est pas une tâche qui serait confiée à un enfant quand on pense au foin qu'il y a sous le toit de chaume. Le cheval aussi est heureux de cette compagnie.

Le vieux ne manquera pas de lui adresser la parole.

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Crêpes au feu de bois d’ajonc
Huile sur toile
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365
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60 x 50
CM
Crêpes au feu de bois d’ajonc
Crêpes au feu de bois d’ajonc
Crêpes au feu de bois d’ajonc

Le fagot de bois d’ajonc était très réputé. Les boulangers en achetaient régulièrement. De même, la Compagnie des Indes, chaque année lançait un appel d’offre pour des milliers de petits fagots d’ajonc destinés aux bateaux au long cours. Dans les landes chacun pouvait distinguer cet ajonc dépassant les deux mètres de haut et souvent âgé de plus de dix ans. Seuls les renards pouvaient pénétrer ces endroits. Ce bois était très justement appelé « Lann-gor », le verbe « gorei » en breton voulant dire nourrir le feu du four. Mon père, locataire, n’était pas autorisé à commercialiser les fagots de bois d’ajonc. Cependant pour les besoins de la famille il était naturel de faire chaque année quelques fagots que l’on mettait précieusement d’un côté en vue du feu à crêpes. En effet, conduire deux feux à crêpes demandait une expérience indiscutable. C’est là que le fagot d’ajonc apportait une aide précieuse. Dans la toile, ma grand-mère se charge de couper et fendre ce bois bien sec.

La veillée du mort
Huile sur toile
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115
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60 x 50
CM
La veillée du mort
La veillée du mort
La veillée du mort

Une soirée d'adieu pourrait-on dire car celui qui vient de perdre la vie demeure, entouré des siens.Les voisins mais aussi les amis des villages proches, le soir après le repas se sont déplacés pour saluer celui qu'ils enterreront demain.Les enfants accompagnaient naturellement leur parents. Nous étions terriblement impressionnés face à ce corps rigide. Difficile de ne pas diriger vers lui notre regard.Un profond silence était souligné par les chuchotements, les prières sur les lèvres, le crépitement du feu dans la cheminée, ou le bruit des cuillers de ceux avalant la soupe.Justement ceux qui avaient le privilège d'être assis à table seront de service toute la nuit. Quand il s'agissait d'une personne âgée et que la situation n'était pas tragique, il semble que tout au long de la nuit il n'était pas seulement question de prière. Il était d'usage de passer en revue les bêtises faites ici ou là par l'intéressé.Une manière de réchauffer l'atmosphère, de lui pardonner et finalement de lui rendre service en l'aidant à pousser la porte du paradis.

Le cochon pendu
Huile sur toile
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204
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50 x 60
CM
Le cochon pendu
Le cochon pendu
Le cochon pendu

Une fois l'an, en novembre le plus souvent chaque famille tuait le cochon.
Il était saigné dans la journée, vidé, puis pendu le temps du ressuage avant d'être débité et salé.
Pour des questions d'hygiène et de sécurité, la maison d'habitation était bien souvent choisie pour abriter la carcasse durant deux journées.
Elle pesait environ 150 kilos aussi dans le grenier un treuil permettait de hisser cette masse.
Durant la nuit, comme nous dormions dans cette pièce, cette silhouette était effrayante.
Heureusement, la perspective de saucisses fraîches et pâtés nous réconfortait.


Le "Filaj" dans l'étable
Huile sur toile
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295
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60 x 50
CM
Le "Filaj" dans l'étable
Le "Filaj" dans l'étable
Le "Filaj" dans l'étable

L'hiver est là, les journées sont courtes.

Il n'y a pas lieu de se lever avant le soleil, il faut seulement accompagner le rythme des animaux domestiques qui ne quitteront pas l'étable pour s'alimenter.

A l'inverse les nuits sont longues, froides et l'électricité est encore bien rare. Il est donc naturel de poursuivre la journée autour d'un bon feu de cheminée.

L'occasion d'inviter les voisins le temps de griller des châtaignes, boire du cidre, bavarder tout en tricotant, préparer des manches d'outils pour les travaux à venir.

Le "Filaj" dans l'étable était rare car peu de cheminées débouchaient hors de l'habitation. Et pourtant, ce lieu était fort apprécié. La compagnie des vaches mais aussi la chaleur qu'elles dégageaient, le foin dans le grenier, l'épaisseur du fumier, contribuaient à une bonne atmosphère.

Avant l'arrivée de l'électricité entre 1940 et 1946 le Phanal s'était heureusement généralisé, renforçant la lumière du feu ou des bougies façonnées avec de la résine.

"Filaj" = veillée d'hiver

Le filaj Veillée d'hiver
Huile sur toile
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67
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60 x 50
CM
Le filaj Veillée d'hiver
Le filaj Veillée d'hiver
Le filaj Veillée d'hiver

Les grands travaux sont terminés, les nuits sont longues, on peut prolonger la journée autour de la cheminée qui apporte lumière et chaleur.

Au menu : petits travaux, causeries, du cidre chaud, des châtaignes grillées. Le grand-père se charge de conduire le feu. La grand-mère est couchée. Mais si ses yeux sont clos, il y a bien des chances que ses oreilles soient bien ouvertes, prêtes à ramasser les bonnes histoires qui ne manqueront pas de tomber.

Si les voisins sont invités, la fête prendra le pas sur les travaux.

L'électricité d'abord, la cuisinière "Rosières" ensuite, le gaz enfin, vont avoir raison de la cheminée.

Quelques années plus tard, c'est la "télé" qui occupera la place, fête en moins.

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