La cantine d'avant 1950

L'hiver est là et les enfants des écoles ont besoin d'une soupe chaude. A Kergonan, il ne s'agit pas d'une véritable cantine, mais d'un café qui s'est porté volontaire pour servir la soupe à midi.

Dans son sac, chaque enfant avait un torchon contenant son pain blanc coupé en fines tranches. Les bols et cuillères étaient à disposition sur place. Les enfants se présentaient en colonne, tenant le bol à la main pour recevoir la louchée de soupe. Une fois servis, ils se dispersaient. En cas de mauvais temps, ils s'installaient dans le café. Mon grand-père, assis sur le bord de la fenêtre, le bâton à la main, maintenait la discipline. La soupe avalée, chacun plongeait dans son sac où il disposait d'une tartine beurrée, de quelques pommes et parfois de châtaignes cuites à l'eau. La cantine cessait avec les beaux jours, autour de Pâques. Le repas froid était de rigueur : le plus souvent un œuf dur et une tartine.