Les flourenn en mars
En mars, les flourenn étaient très appréciées. A la fin de l'hiver, elles apportaient un peu d'herbe fraîche qui complètera parfaitement l'ajonc, le houx et le lierre. Les greniers sont vides depuis février et dans les champs, seigle et trèfle ne seront pas disponibles avant fin avril.
Une flourenn, c'est avant tout un microclimat : là où se rejoignent les deux versants orientés de telle sorte que ni les vents du nord-est, ni celui venant de la mer ne viendront perturber cette douceur relative.
Une flourenn se doit de recevoir de l'eau issue d'une source proche car l'eau d'un ruisseau est bien trop fraîche. Ces quelques minuscules prairies sont dans un système d'irrigation organisé collectivement. Le printemps s'installera dans cet endroit deux à trois semaines avant qu'il n'arrive dans les prairies ordinaires. Le coucou, mais aussi les merles, rouges-gorges et roitelets sont bien au courant. Les primevères, pervenches et violettes sont également averties !
