Il s'agit de choux à vaches.
Ce travail s'effectuait en parallèle avec les foins. Suivant le temps, on allait à la prairie ou au champ. Les vaches accompagnaient les gens afin de brouter l'herbe avant de répandre le fumier puis de retourner fraîchement la terre.
Les plantes provenaient d'un semis -les racines faisant l'objet d'une préparation minutieuse, souvent trempées dans une bouillie à base de bouses de vaches. Il était naturel qu'un travail aussi délicat soit confié au « pépé » qui s'installait tranquillement à l'ombre d'un pommier. Nous les enfants, nous avions notre part dans cette corvée! Les pieds nus, nous faisions la navette entre le « pépé » et le piqueur. Ce n'était pas un travail qui attirait beaucoup de monde, à l'inverse du foin...