En fin de moisson, cette mise en meule avait lieu après la mise en gerbe. Elle permettait d'attendre une belle journée pour le battage.
Il fallait d'abord s'assurer que les herbes coupées avec le seigle ou le blé étaient bien sèches. Dans le cas contraire, la meule fumerait le matin.
Tous les cultivateurs n'étaient pas capables de monter convenablement une meule - un sur trois, à peine ! Et chacun avait une façon personnelle de la faire. C'était une signature, qui la distinguait des autres.
Le seigle, à la paille longue, se prêtait bien à cette mise en tas. L'avoine était la bête noire, car elle glissait et il fallait souvent consolider la meule avec des pieux.