Noce dans l'aire à battre

Cela se passait autour de Pâques, dès les beaux jours installés. Les remises, vides à cette période de l'année, se prêtaient à l'installation des tables. Le village se mobilisait pour la semaine : le lundi, pour dresser les tables, allumer les fours, abattre les veaux, regrouper les mottes de beurre, le pain, etc. ; le mardi, le mariage avec le passage à l'église, le mercredi, suite du mariage avec les invités les plus proches ; le jeudi, petite festivité autour des restes et début de la désinstallation. Le vendredi, chacun reprenait sa « Rosières », ses échelles, bancs, tonneaux, marmites. Le tout accompagné de chansons et de quelques danses avec un musicien local.

Pour autant, les animaux étaient normalement traités dans les étables et écuries. Pas de travaux dans les champs à la sortie de l'hiver ! L'aire à battre, par son sol et la proximité des remises, se prêtait naturellement à ce rassemblement de chanteurs et danseurs.