La production organisée de plants de pommier va s'étendre vers 1948. Avant la dernière guerre un véritable marché existait et souvent la vente était d'un bon rapport.
Les terres des vallées du Blavet et de l'Ével se prêtaient fort bien à cette production.La pépinière était bien protégée du bétail et souvent éloignée des champs labourés.Une atmosphère particulière régnait dans ces endroits cachés loin des habitants - où l'on venait deux fois l'an, en hiver, pour la taille ou pour l'arrachage des plants bons pour la vente.
La pépinière était si isolée qu'il était conseillé de siffler quand on travaillait, une façon d'annoncer sa présence par ailleurs si discrète.
Le sol était recouvert d'un épais matelas de feuilles mortes ramassées dans les taillis voisins.
Deus outils indispensables -le couteau pour la taille, un « Pradel » généralement et une énorme pelle qui servait de levier pour arracher le jeune sans briser ses racines.