A la pépinière (arrachage des plants de pommiers)

Novembre est là et le vent a fait tomber les dernières feuilles. C'est le moment d'arracher les jeunes plants de pommiers (à la Sainte Catherine tout prend racine). Toute exploitation avait deux à trois cents pommiers adultes qu'il fallait renouveler régulièrement. C'était ainsi jusqu'en 1950. Comme pour les œufs, la douzaine ou la demi-douzaine était l'unité de vente pratiquée sur les marchés d'Hennebont, Bubry, Languidic ou Baud. Pour l'arrachage, il fallait être à deux, mari et femme bien souvent. L'homme muni d'une bêche spéciale, lourde et longue telle une spatule, parvenait, par un mouvement de levier, à extraire le plant avec le plus de racines possible, mais sans terre…Les branches taillées, les plants étaient assemblés en fagots de six. Une pépinière était vidée en deux ou trois ans.