Après la moisson
Jusqu’en 1950, en Morbihan, la pratique de la polyculture-élevage se traduisait par un partage des zones cultivées en parcelles qui vivaient avec l’assolement.
A partir de la mi-juillet, la « moisson blanche » libérait les parcelles de seigle, orge, avoine et blé. Dans le même temps, choux, betteraves, trèfles violets et pommes de terre poursuivent leur chemin pour des récoltes en automne-hiver.
Entre les parcelles dîtes de paille et les parcelles fourragères, le contraste était saisissant, la couleur verte s’opposant au jaune. Comme les désherbants n’étaient pas utilisés, derrière cette moisson, un second printemps s’installait en attendant les labours de novembre. Ainsi, les parcelles en question fleurissaient de pensées sauvages, camomilles et ravenelles en particulier. C’était le printemps de la Saint-Michel qui portait bien son nom. De nos jours, les chaumes sont défoncés dès la récolte et, si le printemps de la Saint-Michel continue dans les calendriers, c’est sans son contenu.
