Dans la forge

Une atmosphère bien particulière régnait dans cette forge. La terre battue, les murs, le plafond, le forgeron lui-même semblaient baigner dans cette couleur de rouille mélangée à la suie et poussière de charbon.

L'obscurité s'imposait pour mieux suivre l'évolution de la couleur du fer sorti de la braise. Dans le foyer, une lueur jaunâtre suffisait à éclairer ce lieu de travail. L'enclume proche du foyer permettait de passer le fer du feu au marteau. Les outils : principalement de longues pinces forgées par le forgeron lui-même.

Il faisait bon dans cette cabane en hiver, au rythme du marteau frappant trois fois sur le fer et au quatrième coup se laissant retomber puis rebondir en chantant sur l'enclume.