Dans le fournil

Si, dans la forge, tout est couleur de rouille, dans le fournil, tout est couleur de farine, du sol au plafond. S'il est naturel d'entrer et d'approcher le forgeron, pas question d'accéder au chantier du boulanger. Depuis le magasin, par la porte entrouverte, nous essayions de comprendre ce qui se passait dans le fournil. Exceptionnellement, il nous arrivait d'apporter notre propre farine et, dans ce cas, nous étions invités à nous approcher du pétrin. La chaleur douce du four, le chant du grillon, l'odeur du pain encore chaud ont laissé dans notre mémoire un souvenir agréable. Près du four, le coin à fagots de chêne demandait beaucoup de place. L'échelle dite "de meunier" conduisait au grenier où la farine était logée par sac de 100 kilos.