Dans “les flourenn”

Le terme "flourenn" pourrait ainsi se traduire : petite prairie à l'abri des vents du nord, recevant les premiers rayons timides du printemps, irriguée à partir d'une fontaine, à proximité du village.

A la sortie de l'hiver, chaque jour, il était possible d'y faucher un peu d'herbe tendre si précieuse pour compléter ajonc, lierre et houx broyés.

Le chemin pour s'y rendre était à l'échelle des quantités récoltées, le passage d'une brouette suffisait largement. Plus simplement encore, le contenu d'un tablier suffisait à alimenter quelques lapins ou la vache qui venait d'avoir un veau.

Le microclimat de ces petits endroits était très apprécié des oiseaux qui y installaient les premiers nids (merles, roitelets, rouges-gorges).