Dans les parcelles cultivées, la « moisson blanche » terminée, un second printemps s’installe avec la camomille, pensée sauvage et ravenelle. La betterave, le navet et le choux fourrager poursuivent leur chemin jusqu’aux premières gelées de l’hiver. L’heure du blé noir a sonné ; c’est la « moisson noire ». Chassé vers les terres pauvres des landes, pour laisser la place aux plantes fourragères, le blé noir tient compagnie à la bruyère. Sa récolte sera délicate. Elle demande quelques belles journées ensoleillées, le temps de le couper avec douceur, de le mettre en gerbes présentant les épis au soleil. Il sera enlevé par les charrettes qui le conduiront dans l’aire à battre où batteuses, fléaux et tarares l’attendent.