En voiture pour le marché

Baud était réputée pour son marché aux porcelets. Chaque samedi, c'était le grand rendez-vous au champ de foire.Le char à bancs s'y prêtait bien si la portée n'était pas mise en vente dans la totalité. Aller au marché dans ces conditions devenait une sortie et la présence de la femme s'imposait; d'abord pour les soins qu'elle avait apportés aux porcelets mais également pour faire les commissions et achats dans le cas où les bêtes seraient cédées à un bon prix. Le porcelet ne s'achetait pas à l'unité mais par deux et l'appétit favorisait un meilleur engraissement, disait-on! La livraison à domicile sur le chemin du retour était chose courante.Le cheval aussi était de sortie. Tirer un char à bancs était aisé, si l'on pense au tombereau de chaque jour.Avant d'être attelé, l'animal avait reçu un toilettage des grands jours. Quand la route le permettait, il n'était pas interdit de trotter!

Toute reproduction de textes ou d’images de ce site sont soumis à autorisation et peuvent donner lieu à des versements de droits.
Les usages pédagogiques en milieu scolaire sont seuls dispensés d’autorisation (merci aux enseignants de nous communiquer leur travail afin de l'insérer sur le site pour en inspirer d’autres).
Les demandes motivées pour des droits de reproductions doivent être adressées à skol-vreizh@wanadoo.fr.
Powered by Ganesh.studio