Février en gris
Le soleil, ce matin, n'a toujours pas atteint la cime des arbres. Tout le bocage est immobile, enveloppé dans une légère brume posée délicatement sur les arbres. Dans la nuit fraîche, une gelée blanche a saisi l'humidité tout au long des talus, soulignant ainsi le relief qui distingue les prairies des friches et des landes. Cette humidité de février favorise le travail du bois comme celui de la litière. Les branches se laissent mettre en fagots et la litière colle juste ce qu'il faut au râteau. Il s'agit de travaux qui conviennent parfaitement aux femmes comme aux hommes. Rien ne presse, les talus procurent un abri apprécié et l'effort à produire s'accorde avec le besoin de réchauffer les muscles du corps.
