L'automne est bien avancé. Dans cette lande humide, les bouleaux rougissent alors qu'ils ont abandonné leurs petites feuilles jaunes tombées au sol. Avec la bruyère et les fougères elles donneront une bonne litière à destination des étables. Dans la partie la plus humide, la molinie tient une grande place avec ici ou là des touffes d'ajonc en fleur et des ilots occupés par quelques bouleaux. Sur la partie sèche, de l'ajonc ordinaire que le coupeur de lande viendra couper et mettre en mottes. Enfin, un taillis serré composé principalement de bouleaux. Un coin à bécasses diraient les chasseurs. La journée s'achève. Le coupeur de lande a terminé son contrat ; il lui reste à faire quelques kilomètres pour retrouver son « loge bounal ». Avant de quitter sa lande, il rejoint le couple venu du village voisin récolter de la litière ; le temps de clôturer sa journée par une petite conversation.« Loge bounal » cabane recouverte de genet.