Le matin, l’automne s’est présenté avec ses rosées fraiches. L’après-midi, c’est l’été qui retrouve sa place. Il faut faire la moisson noire, récolter le Sarrazin. Les gerbes sur pied, présentent les épis au soleil de l’après-midi. Demain, le blé noir rejoindra l’aire à battre où il libérera son grain. Dans la lande, les bouleaux palissent tout en gardant leur petite feuille. A leur pied, la bruyère, brulée par le soleil de l’été a perdu son rouge carmin. Les haies de prunelier offrent leurs baies et les ronces en font autant avec leurs mûres. Les prairies, profitant de la fraicheur de la nuit retrouvent un peu d’herbe tendre que les vaches apprécieront. Dans les parcelles qui ont abandonné seigle et avoine place au pensées sauvages, camomilles, et ravenelles. A sa façon chaque élément de ce petit territoire quitte l’été, retrouve l’automne tout en contribuant à l’harmonie de l’ensemble.