Autrefois, l'exploitation reposait sur trois éléments principaux : le mari, son épouse, le cheval. Le cheval assurait les transports, les labours et occasionnellement les petits voyages.
En réalité, le cheval constituait un capital allant bien au-delà des services qu'il rendait.
Il était associé à la famille, aux adultes, aux enfants. Il avait un nom, un "habit" pour les grandes sorties. Il recevait des soins particuliers de quoi rendre jalouses bien des vaches...
Ce qui comptait aussi, c'était son attachement au terrain. S'il reconnaissait les siens, il reconnaissait aussi ses terres, ses champs, ses chemins, les montées, les descentes...
Il était un véritable capital. Aussi, sa perte était une catastrophe. En dehors de la maladie, ce qu'il fallait redouter le plus c'était l'accident. Une charrette retournée pouvait entraîner des fractures aux jambes et seul le boucher pourrait alors tirer quelque chose de la bête.
Il pouvait y laisser aussi sa confiance. Il serait alors un cheval "sali" car peureux.Dans le tableau, le mari rassure son cheval en attendant les secours et bientôt il sera à nouveau sur ses jambes.