Cela se passait le dimanche après-midi.Le soleil même timide favorisait la sortie de l'animal.
En décembre, les arbres étaient parfaitement dépouillés de leurs feuilles. Ceci, par les vents de novembre pour le plus gros et par les gelées de décembre pour la finition. Dès que l'animal avait été repéré, l'aboiement des chiens à vaches constituait l'appel à l'aide et très vite le malheureux avait à ses trousses une vingtaine de personnes. Cela ne l'empêchait pas de garder de grandes chances de s'en sortir. Les lance-pierre n'étaient pas très précis. Pour se tirer d'affaire, il lui fallait soit un taillis à proximité ou tout simplement quelques vieux chênes creux couverts de lierre. Après quelques heures, l'animal épuisé s'immobilisait sur une branche. Il suffisait alors de la secouer pour qu'il tombe au sol, les chiens se chargeant alors du travail final.