Il était naturel que chaque village soit repérable par son sapin de croix - un peu comme le bourg autour de son clocher.
La végétation était alors si serrée que le voyageur était bien souvent heureux de s'orienter ainsi. Son tronc était si long que sa chute ne pouvait se faire naturellement sans dégâts. Une longue corde permettait de la diriger. L'un des scieurs conduit la manœuvre délicate à la corde.
Les autres placés dans l'ordre du plus fort, capables de réagir avec l'arbre, au plus lourd, servant de contrepoids, terminent le travail.
Au pignon de la ferme, les vieux assistent un peu triste à la chute de leur clocher.Une fois tombé, son tronc pourra servir à faire une belle échelle- celle servant habituellement à traiter les toits de chaume.