D'un moment à l'autre, la prairie allait être libérée, la récolte mise enfin à l'abri.Tout le monde souhaitait participer à ce final avec sa fourche en bois, son râteau ou tout simplement avec ses mains, il fallait être là. Dès le lendemain, les vaches étaient à leur tour autorisées, le temps de brouter l'herbe que la faux avait bien voulu laisser à la périphérie de la prairie. Pour les enfants, la prairie était un lieu magique. A l'inverse du champs qui demandait en permanence des travaux, nous avions la responsabilité de garder les vaches et le temps libre pour les jeux n'était pas négligeable. La saison faisait que nous étions bien souvent les pieds nus.