Un potager situé plein sud, laissant un large passage devant la maison d'habitation, constituait une disposition intéressante mais toujours possible.
L'ensoleillement favorisait les premiers légumes de printemps. En été, les fleurs soulignaient et mettaient en valeur le domaine de la maîtresse de maison. Face à cette maison, la surveillance était aisée car les poules, en liberté, ne rataient pas une occasion de visiter le jardin... Contre le four à pain, un coin encore mieux abrité était réservé aux ruches et choux fourragers, transplantés après l'hiver en vue de reproduire des graines pour l'année suivante. Cet endroit privilégié appartenait aussi aux primevères ainsi qu'au rouge-gorge.
Un peu de grillage en façade, une haie et bien souvent des fagots de bois mis serrés côte à côte, le temps de sécher, servaient de clôture. L'année suivante, la nouvelle récolte les remplacera.