Le foin est à peine à l'abri que le seigle est déjà mur.Le travail à la faucheuse était moins pénible car la paille sèche se laisse couper plus facilement que le foin.Mon père profitait de l'occasion pour associer un cheval expérimenté à un débutant placé en parallèle. Ce dernier se contentait de tirer alors que le premier placé entre les brancards conduisait la faucheuse.Un panier métallique placé sur la tête des chevaux privait ces derniers de la tentation de manger les épis.La faucheuse laissait derrière sa lame des petits tas qui donneront les gerbes.Quatre à cinq personnes réparties autour de la parcelle dégageaient ces tas afin de libérer le prochain passage de l'attelage.Dans la lande voisine deux parcelles de blé noir sont en fleur. C'est mi-juillet et la bruyère est toujours en pleine floraison également.A noter les chemins creux réservés au passage du bétail d'un côté il est bordé d'un talus et de l'autre d'une haie d'aubépine noire.