La pause des faucheurs
Les saules séparent les deux versants. D'un côté, la lande avec sa bruyère en pleine floraison, de l'autre, des prairies humides qui ne permettent pas l'utilisation d'une faucheuse mécanique. C'est un travail pénible que de tirer sur la faux une matinée entière. Dès le lever du soleil, il faut tirer profit de la fraîcheur d'une rosée abondante. Vers les neuf heures, la femme arrive après avoir écrémé son lait, baratté et mis sa maison en ordre. Elle se présente avec son panier garni de lard, de pain, d'omelette etde cidre bouché, de quoi « relancer » les faucheurs. Un très bon moment, dans le parfum du foin fraîchement coupé .Après cette pause, les hommes vont reprendre leur faux jusqu'à midi. La femme épandra le foin afin qu'il profite bien du soleil. L'après-midi, la prairie sera abandonnée au profit des parcelles qu'il faut biner. Demain, le foin sera retourné en fin de matinée si le soleil est de la partie ; il devrait rejoindre le grenier le jour suivant.
