La scierie locale

Dans la nuit, la scierie a été surprise par le gel et une fine couche de neige. C'est le repos forcé. Elle débitait du bois local apporté par les agriculteurs pour leurs besoins propres ou par le charretier chargé de regrouper les grands arbres achetés sur pied par le propriétaire de la scierie. Châtaigniers et chênes donnaient principalement des pièces de charpente et des planches à meuble, le sapin local produisait chevrons et voliges.

La scie était actionnée par une locomobile alimentée par la sciure et les chutes de bois. Le conducteur de la scie avait la lourde responsabilité de la qualité du travail, du rendement et bien sûr de la sécurité tout autour du ruban. Il était reconnaissable, bien souvent, aux doigts qui lui manquaient. La commune de Languidic avait deux scieries ; celle du bourg au Bot Kelen, celle de Lann Vrehan en lisière de la forêt de Camors.