La toilette des prairies
Cela se passait à la fin de l'hiver. Le travail : d'abord balayer la prairie, du centre vers les talus. Les talus eux-mêmes étaient peignés et le tout rassemblé dans de gros tas de feuilles mortes. Elles serviront de litière et, parfois, pour enrichir les pépinières. Au passage, les haies étaient taillées et arrangées, ensuite, la prairie était peignée par le passage d'un paquet d'aubépines tiré par un cheval. Cela émiettait le fumier tout en rafraîchissant la croûte du sol. Enfin, les ruisseaux étaient retaillés à l'aide du grand couteau ordinairement réservé à la découpe de la motte dans le pressoir. Éventuellement, les clôtures étaient « révisées ». Désormais, seul le printemps aura le droit d'entrer dans la prairie. Et ceci jusqu'à la récolte de foin qu'il faudra faire vers la Saint-Jean.
