Mai ! Le printemps s'est posé sur la lande.Alors que l'ajonc abandonne progressivement son jaune d'or, la bruyère recouvre la lande toute entière de son manteau de rouille.Ce matelas d'ajonc et de bruyère, tacheté ici ou là de pédiculaires, oseille sauvage et cheveux d'ange (cuscute) laisse échapper le vert tendre des graminées.Ainsi, la lande se transforme en une palette ou se mêlent harmonieusement violet, rose, rouge, ocre, grenat, cramoisi et pourpre...Au pied des pins maritimes, la molinie encore sèche illumine toute la partie haute du versant de ses fines tiges blondes. Quelques roches, apportent une touche de gris violacé.Dans la partie défrichée, le blé noir, à peine semé, a déjà levé. Il se dépêche de recouvrir le sol tout neuf pour mieux bloquer les mauvaises herbes.