Quel évènement pour un village que de recevoir cette machine monstrueuse ! Trois chevaux suffisaient à peine pour tirer une telle masse. L'équipage n'était pas composé au hasard ; à d'autres occasions, ces chevaux avaient déjà été associés. Le moteur était tiré par un seul cheval mais pas n'importe lequel. Dans tous les cas, le propriétaire tenait fermement son cheval tandis que le "mécanicien" responsable de sa machine avait l'oeil sur l'opération.Mais quelle entrée en matière pour une fête qui allait durer quelques jours ! C'était la perspective de mettre enfin le grain à l'abri dans le grenier. C'était l'arrivée des amis apportant leur solidarité. C'était l'occasion d'avaler un peu de poussière, c'est vrai aussi ; mais ce qui comptait le plus, c'était le bon ragoût. Et puis le soir, le travail terminé, la fatigue oubliée, place aux chansons et aux danses !