Le binage de printemps

Dans les années 50, il n'était pas encore question de faire appel aux désherbants. Ainsi, dès les premières chaleurs, les semis de choux, de betteraves et de pommes de terre devaient être régulièrement visités.

Une petite bineuse à six dents était tirée par un cheval expérimenté. Un enfant lui tenait la bride, et assurait la manœuvre délicate du retour en bout de parcelle.

La tâche était fatigante car le cheval imposait son pas. Pour se protéger les orteils, rien de mieux qu'une bonne paire de sabots de bois !

Derrière ce travail mécanique, il fallait, à la main, arracher les mauvaises herbes restées dans la rangée entre chaque plant.Comme le binage devait être exécuté par beau temps, toutes les personnes valides pouvaient y participer. Les plus vieux se mettaient à genoux.

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