Le chantier des genêts

Jusqu'en 1930, le genêt était semé à deux titres. Il contribuait à régénérer la terre, tout en produisant un peu d'herbe et du bois à fagots. Au bout de trois ans, une fois les fagots « récoltés », il fallait arracher les souches afin de procéder au défrichage et que la parcelle retrouve une récolte de blé noir. Alors que les femmes pouvaient participer au façonnage des fagots, l'arrachage des souches revenait à des hommes en bonne santé ! Les voisins apportaient leur concours dans le cadre d'une réciprocité résultant de l'entraide. Ce travail sera exécuté à la sortie de l'hiver et le défrichage suivra. Le fagot de genêt était loin d'avoir une valeur négligeable. Comme il était très apprécié par les boulangers ou par la Compagnie des Indes qui l'exigeait dans ses appels d'offre, on peut dire qu'il s'agissait d'une récolte.