Dès que le cheval quittait son périmètre de travail, les risques n'étaient pas négligeables.En particulier, les routes et les hameaux voisins comportaient des bruits et des formes que le cheval n'avait pas inscrit dans sa mémoire. Les grandes oeillères et la bride avaient pour objet de limiter tout ce qui pouvait le surprendre latéralement. Surpris dans sa fuite, l'animal oubliait qu'il était attelé. Il entraînait alors dans sa course folle sa charrette, laquelle par son bruit amplifiait la peur du cheval. Parfois épuisé, l'animal pouvait être arrêté et rassuré.Hélas bien souvent sa course se terminait dans une chute violente. Si par bonheur il lui arrivait de sauver ses jambes, sa mémoire était marquée à jamais avec les risques de récidive que cela comportait.