Sur la commune de Languidic, Les toitures en chaume étaient nombreuses encore jusqu'en 1950. L'ardoise est apparue en priorité sur les maisons d'habitation.
Le métier de couvreur de chaume était donc indispensable. Chaque exploitation se devait de mettre de côté la paille de seigle nécessaire. Le couvreur « demandé » arrivait avec son tablier de cuir, sa spatule et sa serpe. Sur place, il trouvera la grande échelle, la fourche,le « pen mar », la paille, le repas, la boisson et de quoi dormir éventuellement.
Pour les travaux importants, les voisins viendront donner le coup de main pour couper les galettes d'argile. Un travail soigné s'imposait. Pour cela, la patronne devait faire un effort pour le repas. Le couvreur de chaume était seul sur le toit mais les petites occasions ne manquaient pas pour descendre de l'échelle.
Notre couvreur venait de Lann-Menhir, il s'appelait Ernest « Toher », il était très gros et mon père y voyait un avantage quand il s'agissait de mettre la grande échelle debout.