Notre forgeron de campagne était plus proche du cheval qu'il servait que du métal qu'il travaillait.
Il connaissait ainsi par leur petit nom plus d'une centaine de chevaux. Leurs sabots qu'il voyait régulièrement n'avaient pour lui aucun secret.
Il intervenait également sur tout ce qui pouvait être tiré par un cheval : charrettes, charrues, herses… etc.
Sa forge était généralement collée à un bistrot. A ce propos mon père ajoutait qu'un forgeron qui travaille au feu et dans la poussière de charbon se devait d'être proche d'un comptoir!
Dans le hameau de Kergonan, le café en question servait la soupe à midi aux enfants de l'école. De midi à 14 heures notre contact avec l'activité de cette forge valait bien une leçon de choses!
En breton, forgeron se dit gov et la taupe goz.
Certains affirment qu'il s'agit du même mot :
- Comme la taupe, le forgeron est noirci au contact du charbon.
- Comme la taupe il n'a pas besoin de lumière pour faire son métier : le fer incandescent doit être battu dans l'obscurité.