Le mois de mai vient de débuter. Les pommiers, tous ensemble, ont brusquement sonné le réveil de ce petit territoire. Autour des villages, en bordure des parcelles, tous ont revêtu leur habit de fête. Le vert tendre des premières feuilles est mêlé aux bourgeons à fruits. Ceux-ci sont plus ou moins blanc rosé et rouge profond. Petit à petit, les pétales vont tomber à côté les pâquerettes qui, elles aussi, associent du rose et du blanc. Chaque arbre est fier d’afficher sa différence, selon qu’il est hâtif ou tardif et qu’il produit des fruits plus ou moins rouges, jaunes ou blancs. Le reste du bocage est lui aussi en fête : haies, buissons, chênes, aubépines, genêts, jacinthes, primevères, orchidées, céréales, trèfle incarnat et violet, navette, semis de printemps... C’était avant 1950.
(*)* Quand le paysage était façonné par l’imbrication des cultures, friches et élevages.