Le travail du fumier
Les beaux jours sont là.
L'étable a été vidée et le fumier encore chaud est dirigé vers la parcelle qui recevra bientôt les plants de pommes de terre. Le tombereau, grâce à son mécanisme de bascule, se prêtait bien à ce travail et ainsi le fumier était distribué en petits tas. Dans l'après midi, suivant le temps qui s'annonçait, le fumier était réparti le plus finement possible sur la parcelle à labourer. Les femmes contribuaient largement à ce travail qui consistait à agiter la fourche pour briser le plus possible le fumier pour mieux l'épandre. Ce n'était pas un travail attrayant, mais avec le printemps qui s'installait, chacun s'efforçait d'oublier les aspects désagréables du fumier pour ne retenir que le parfum de l'aubépine, des cerisiers et primevères.
