La maison nous accueillait côté face. Portes, fenêtres, fleurs, puits autant de signes qui faisaient que le visage de la maison coïncidait avec sa seule façade.
Si le dos n'avait pas de visage, il pouvait ne pas être délaissé et avoir aussi sa vie. C'était le cas des villages constitués de deux longères, l'une regardant le dos de l'autre. Dans ce cas, venir s'occuper d'une haie était surtout l'occasion de saluer son voisin. Il arrivait aussi que la longère prenait appui sur une colline (le cas du tableau) de telle sorte qu'il devenait commode d'organiser l'accès au grenier par le dos -quelques marches suffisaient. Dans ce cas, les allées et venues étaient si nombreuses que ces maisons avaient deux visages, l'un en façade, un second dans le dos.