Le métier de charretier a disparu avec les tracteurs et engins forestiers.Tout de suite à la libération de 1945, le camion G.M.C. « tout terrain » laissé par les américains a été adopté puis généralisé.
Le charretier pouvait travailler pour le compte d'une scierie (pont de Baud, Languidic) mais aussi au coup par coup pour les sabotiers. Mon père me disait qu'un charretier ne vivait pas vieux, son cheval non plus, tellement l'effort fourni pouvait être violent. Ce qui m'impressionnait le plus, c'était le « diable » avec ses grandes roues, sa flèche et ses grosses chaînes. Les chevaux qui devaient traîner des troncs lourds savaient travailler en utilisant au mieux le terrain. Ils n'avaient guère besoin d'être dirigés. Certains rugissant dans l'effort et c'était un grand spectacle. En fin de journée, les hommes à leur tour produisaient un grand effort avec bien des risques. Il fallait en effet charger des billes sur la charrette; ceux du tableau venaient du pont de Baud, un certain Tréhin, entre autres, je crois.