Ce métier a pratiquement disparu avec la corde synthétique. Les cordiers de Baud fournissaient le canton en petites cordes à bétail, guides pour chevaux et grosses cordes à gerber.
Le surplus pouvait aller vers la mer pour les cordages de pêche.
Bien sûr, il s'agissait de cordes en chanvre. Le poste de travail comportait une grande roue qui par une courroie actionnait une pièce en bois qui tressait le chanvre libéré du bout des doigts par l'un des hommes. Par une autre pièce de bois, plusieurs fils étaient torsadés ensemble pour donner la corde brute. Cette corde serait ensuite frottée avec un cuir que les hommes tenaient dans les mains. On a dit qu'au Moyen-Age, ce travail revenait aux lépreux qui se retiraient dans les vallées pour y travailler.
D'autres raisons pouvaient les pousser à choisir les vallées:
- la proximité de l'eau
- la nécessité d'avoir un long couloir
- enfin le besoin de s'installer dans un lieu tiède à l'abri des vents.
La vérité doit combiner toutes ces raisons à la fois.
Les cordiers de Baud occupaient un quartier appelé La Madeleine, ce qui voudrait dire qu'effectivement des lépreux auraient installé là cette activité.