Ce petit ruisseau réunit deux versants de pairies humides appartenant à deux petits villages proches. Nous sommes fin juin. L’oseille sauvage en fleurs impose à l’ensemble une tonalité « rose marbré ». Les cardamines et marguerites ajoutent un peu de blancheur lumineuse, alors que le bouton d’or se contente de placer ses petites tâches jaunes. A l’ombre des « têtards » de saules, les orchidées continuent d’apporter ici ou là un peu de violet. Là ou le ruisseau amorce une courbe, une grande tâche bleutée s’impose ; il s’agit d’un massif de myosotis en pleine floraison. Le cresson ajoute ici ou là la blancheur de ses fleurs. Le long du talus longeant le ruisseau, des iris jaunes ont pris place pour mieux prendre le soleil. Les libellules et papillons se régalent. Sur la partie sèches des prairies, mille grillons invitent les faucheurs à venir les rejoindre.